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Et toi, quel mangeur es-tu?

 

Ahhhhh l’alimentation. Du végétarisme à la diète cétogène, en passant par les shakes de protéines ou encore à la pleine conscience, on observe parfois sur les réseaux sociaux de véritables guerres d’opinion au sujet de LA MEILLEURE nutrition.

Chez Nutri Sans Chichi ce n’est pas le type de diète auquel on s’intéresse, mais plutôt au comment du pourquoi. Oui, on est de même nous autres.

Expliquons-nous. Lorsque nous rencontrons une nouvelle personne en consultation, on veut connaître SES goûts, SES croyances, SES valeurs, SES habitudes afin de personnaliser les conseils prodigués. Par exemple, il serait farfelu de proposer à un homme d’affaire ultra occupé, qui mange 20 repas sur 21 au resto de commencer à se faire des lunchs maison sans trop de ci et plus de ça et le manger en pleine conscience. Il va repartir en courant (on le comprend).

C’est pourquoi nous prenons le temps de poser plusieurs questions sur la situation actuelle du client; de ses objectifs (réalistes, farfelus : on veut tout connaître!) et sur le chemin à prendre pour s’y rendre. Tsé, on  t’implique!

 

Pas envie de prendre rendez-vous en nutrition pour modifier tes habitudes de vie? Bien que tu manques quelques chose 😉, voici quelques questions à te poser pour déterminer si les changements nutritionnels envisagés te conviennent réellement :

 

–          D’où ça vient cette idée-là?

–          Quelles sont les VRAIES raisons pour laquelle je choisirais cette façon de m’alimenter?

–          Suis-je à la recherche de la méthode miracle, pour la Xieme fois?

–          Combien de temps est-ce que je crois être capable de “tenir” ainsi?

–          Est-ce que je vais me priver souvent d’aliments que j’aime?

–          Scénario : si je n’avais pas vu plein de pubs, entendu parlé Pierre-Jean-Jacques des vertus de X, est-ce-que je considérerais ce changement alimentaire comme souhaitable?

 

C’est difficile de répondre à certaines questions? Ça te fait réfléchir?

Lorsqu’on s’éloigne de notre identité alimentaire, ça peut mal tourner. Soyons francs : tenter de t’alimenter d’une manière qui ne te correspond pas, c’est un peu comme créer ton propre échec tôt ou tard.

Mais…peut-on parler d’échec si nous considérons que la méthode elle-même n’était pas réaliste?

« Échouer » ne devrait pas signifier de céder à son plat favori ou de manger un peu plus de ceci ou pas assez de cela. Améliorer ses habitudes alimentaires, c’est un processus continu qui doit être mis à jour selon tes changements de vie, tes préférences, etc.

En conclusion, nous t’invitons à être toi-même.  Aie (et respecte) ta propre identité alimentaire. Écoute tes besoins et améliore certaines habitudes alimentaires en demeurant respectueux envers toi-même. Surtout, NE TE COMPARE PAS. La comparaison est inutile et parfois destructrice. Fais également attention lorsque tu donnes des conseils alimentaires, même si ça car tu ne connais pas les besoins, l’identité alimentaire et le degré de préoccupation de la personne devant toi.

Si jamais tu réalises que tu as un peu trop restreint ton alimentation, que tu as écouté tous les conseils possibles mais que tu ne t’es peut-être pas considéré, tu peux rechercher de l’aide. Apprendre à te découvrir à nouveau : tes goûts, tes préférences, c’est possible. Cela est très complexe et représente une démarche longue et ardue, mais également agréable et libératrice.

 

Crédit photo: pexels.com (Rakicevic Nenad)

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“Moi je mange santé”…pourquoi ça ne veut RIEN dire!

« Moi je mange santé » est assurément une des phrases qu’on me dit le plus souvent dans une semaine. Et j’aime toujours écouter la justification qui suit cette affirmation…qui varie tellement d’une personne à l’autre c’en est assez étonnant ! Au risque de vous ébranler un peu (je m’excuse), je dois vous faire une confidence…je trouve que cette phrase ne veut rien dire. Voici pourquoi :

1) Il n’y a même pas de consensus entre les experts !

Et tout d’abord, QUI sont les experts ? Les nutritionnistes ? Les médecins ? Les chercheurs ? Je n’en suis pas certaine moi-même ! Quoi qu’il en soit, certains imminents chercheurs sont par exemple, « anti-lait » et d’autres trouvent que c’est un aliment vraiment intéressant. Selon le domaine de recherche (la nutrition « conventionnelle », ou holistique, la naturothérapie, la biochimie etc ), la définition de « manger santé » prend une toute nouvelle tournure.

2) Les grands coupables changent aux décennies !

Dans les années ’80, on fuyait le gras comme la peste, responsable des maladies cardiovasculaires, du « cholestérol » et autres problèmes de santé chroniques. Exit les œufs, le beurre et le fromage entier…bonjour la margarine et les produits allégés. Et maintenant ? C’est un quasi retour à la case départ ! On commence à bouder la margarine, qu’on trouve trop transformée, on adoooore les produits du terroir, qui sont assez riches merci, et on a tendance à arroser très généreusement nos mets d’huile d’olive, vantée pour ses mérites sur la santé du cœur. Maintenant, il semblerait que ce soit le sucre le grand coupable, disent les études. La nutrition est une science. Qui dit « science » dit « découvertes », ce qui peut être assez difficile à suivre en tant que consommateur !

3) « Manger santé »…une question de mode ?!

Une nutritionniste ou un médecin a l’apparence ordinaire qui parle de nutrition, ça va. Mais quand il s’agit d’un athlète ou d’une actrice de belle apparence, attention ! Le consommateur aime ça ! Il VEUT entendre ce qu’il ou elle a à dire et veut manger le produit vanté ou carrément adopter le régime alimentaire de ce dernier !

C’est bien connu: en vente au détail, on achète le vendeur…et bien en nutrition on achète le « vendeur » aussi, tant qu’il nous inspire confiance…C’est triste, car très souvent, il s’agit de leur expérience personnelle ou pire, de pur marketing. ET on aime ça !!

On veut leur ressembler alors on se met à manger de l’huile de coco, à faire nos germinations, à boycotter le pain et à jeûner jusqu’à midi. (En passant, ceci ne sont que des exemples). Que va-t-on nous vanter demain ? Ou plutôt QUI va le faire ? Fort à parier que nous allons troquer nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui pour ce nouveau courant, qui est, j’ajouterais, rarement influencé par les études citées au point 2 😉

 

4) Et c’est « on ne peut plus » subjectif !

Pour certains, manger selon le guide alimentaire Canadien veut dire manger santé. Pour d’autres, juste d’entendre ce nom et ils s’esclaffent de rire. Poser la question autour de vous, vous serez étonné de l’hétérogénéité des réponses !

Nos grands-mères supportent encore l’idée que de « bien manger » veut dire manger beaucoup (ça fait des enfants forts !). Et j’entendais pas plus tard que la semaine dernière une homme à l’épicerie convaincre son enfant de troquer les smarties pour des régisses parce que « ça ne contient pas de gras »…

Vous avez dit subjectif ?!!!

5) On ne s’attarde qu’aux aliments, on oublie la personne qui les mange

LE point que j’aimerais que vous reteniez. Manger santé, peu importe la définition qu’on lui prête porte souvent exclusivement sur les aliments. Mais cela devrait comporter « l’acte de manger » dans sa globalité, avec les rituels associés aux repas, le respect des signaux du corps du mangeur, la relation avec les aliments de celui-ci, etc. Manger santé, à mon avis, est effectivement subjectif selon les expériences et goûts de chacun. De plus en plus, manger santé s’apparente à un dogme et s’approche dangereusement de l’obsession (à ce sujet, petit détour par ici).

Qu’est-ce-qu’on fait avec ça ?

Nous devrions accorder davantage de temps et d’énergie à cuisiner et à déguster dans une ambiance agréable, retravailler l’écoute de notre corps (quel est mon niveau de faim aujourd’hui ? de quoi ai-je envie réellement ?) plutôt que de s’en remettre uniquement à autrui. Parce qu’après tout, votre corps veut se nourrir adéquatement, n’ayez crainte ! Il connaît ce dont il a besoin. Mangeons varié, moins transformé, et ÇA, mesdames et messieurs, c’est déjà un méchant point de départ !

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La désinformation en nutrition…quel casse-tête!

Cela fait un bon moment que nous avions envie d’écrire sur le sujet. Mais il s’agit d’un sujet qui comporte tellement de ramifications et qui, on l’avoue, nous tient tellement à cœur (trop?) que nous repoussions le moment de l’affronter. Today is the day!

La désinformation en nutrition, c’est-à-dire toute la bouillie d’infos contradictoires qui circulent sur le net, dans les livres grand public d’auteurs peu crédibles, de notre 3e voisin qui s’est miraculeusement guéri du cancer par une plante, etc. Colossal n’est-ce-pas? Et, à notre humble avis, certainement l’une des causes majeures des problématiques de poids et de troubles alimentaires.

Voici pourquoi, en 5 points :

1) Nous sommes naturellement attirés vers les personnes de belle apparence ou les témoignages touchants qui nous ramènent à nous

Des comédiens (on répète : COMÉDIENS) qui ont trouvé le St-Graal alimentaire? LA façon de repousser la maladie et de mincir? Désolée, mais non. Parce que premièrement, il n’y a pas UNE réponse unique et deuxièmement, la formule de l’un n’est pas applicable à tous.

Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’une personne accomplit des exploits sportifs, qu’elle a une apparence physique dont vous rêvez et qu’elle est populaire qu’elle puisse donner des conseils nutritionnels à la population. Vous inspirez à mieux vous alimenter? Tant mieux! Mais de grâce, restons-en là.

2) Tous les lecteurs n’ont pas reçu une formation universitaire scientifique

Et quand on voit à quel débit les « études » sur des sujets aussi sérieux que l’autisme, le cancer, l’obésité et autres circulent, ça devient un problème d’envergure. Maintenant, n’importe qui peut faire des recherches dans les moteurs de recherche scientifiques (du type Pub Med) et tirer des conclusions sans, malheureusement, avoir le bagage de connaissances pour le faire. UNE étude ne veut rien dire.

Il y a certainement une étude qui stipule que les personnes qui se lèvent à 5h le matin et qui prennent un café double crème ont des meilleurs résultats en maths. Un non-sens, n’est-ce pas?! Alors les études prises de manière isolée/ réalisées sur un petit nombre de personnes/ servant les intérêts d’un groupe NE SONT PAS des bonnes sources. Malheureusement, des journaux avec pourtant une solide réputation font quotidiennement référence à de telles études. Pour faire réagir la population? Possiblement.

Avant d’émettre des nouvelles recommandations, plusieurs experts dans le domaine doivent compiler des dizaines, voire des centaines d’études qui vont dans le même sens et en vérifier la validité. On répète : UNE étude, surtout lorsqu’elle est servie au grand public, ne doit pas vous faire sauter aux conclusions.

3) On aime se faire confirmer nos propres opinions personnelles.

Vous trouvez étrange que les adultes « soient les seuls mammifères à boire du lait d’un autre mammifère »? (phrase de l’heure). Eh bien parions qu’à chaque fois que vous lirez un article qui met en garde la population contre le lait de vache et ce, PEU IMPORTE LA VALIDITÉ SCIENTIFIQUE DE CELUI-CI, vous le publierez sur votre fil d’actualité avec un petit commentaire du genre « Je le savais! ». C’est normal, l’humain aime avoir raison. L’intuition n’est malheureusement pas une science et le biais du lecteur est une entrave à la crédibilité de l’information vulgarisée. Ce qui veut dire que les « études » lues sur un site pro-quelques chose ou anti-autre chose ne sont peut-être pas réellement crédibles, qu’en dites-vous?

4) Certaines sources d’informations ont pourtant l’air teeeellllleeemment santé…

Certains magasins ou épiceries sont qualifiés «santé». Toutefois, ce n’est pas parce qu’un magasin vend des produits naturels, biologiques, et santé que tout ce qu’on y retrouve est adéquat et approprié pour vous.

Par exemple, malgré sa belle réputation, une épicerie peut encourager l’industrie de la minceur en encourageant la consommation de produits pouvant avoir des effets secondaires, non seulement sur le plan physiologique, mais sur le plan psychologique. Un exemple? Lorsqu’une de ces boutiques ose offrir gratuitement un coupe-faim (à l’achat d’un certain montant), vous croirez que le produit est sain et que c’est naturel de l’utiliser (histoire vraie, survenue l’an dernier!!).

C’est d’inciter les gens à se questionner sur leur apparence, d’encourager une perte de poids non naturelle et viable et de nuire à la relation qu’ils ont avec leur propre corps en interférant à leurs signaux de faim et satiété. Lorsque nous stipulions d’entrée de jeu que la désinformation encourage les problématiques du poids et des troubles alimentaires….

5) On ne sait plus où donner de la tête…

Finalement, avec toutes ces infos qui circulent, comment trier le vrai du faux? Ce qui s’applique à nous ou pas? Il est normal de prendre un peu de tout ce qui passe quand nous naviguons dans une bouillie d’informations qui se contredit et qui change aux décennies. Le beurre ou la margarine? L’oeuf, on peut en manger ou pas?? Souvent, rien n’est noir ou blanc. Repérez des sources crédibles qui ont fait le travail d’analyse de la crédibilité scientifique pour nous (merci à eux) et tenez-vous à jour.

Ah oui!! Un point 6!

6) La nutrition, c’est passionnant! Et tout le monde mange!!

Donneriez-vous un conseil en réadaptation physique? Probablement pas, à moins que vous ayez vous-mêmes eu recours à un professionnel en réadaptation physique. Pourtant, Pierre- Jean-Jacques ne se gêne pas pour donner leur opinion sur la nutrition…pourquoi? Parce que tout le monde mange! Donc on a chacun une expérience. Et c’est bien!! Mais rappelons-nous que l’expérience n’est pas une science.

À ce sujet, nous nous permettons de vous mettre en garde envers différentes personnes qui s’auto-clament « professionnels » de la nutrition en ayant suivi une formation NON RECONNUE sur le plan scientifique. Eh oui, vous avez pleins d’exemples en tête et nous aussi. Malgré toute la bonne volonté de vouloir vous aider à atteindre vos objectifs, il faut garder en tête que ce n’est pas parce qu’une personne a suivi quelques cours (parfois en ligne!) ici et là sur la nutrition qu’elle devienne une référence en la matière. Souvent, ces personnes vous aideront à perdre du poids mais vous le reprendrez pour la simple et bonne raison que les changements proposés seront drastiques, non compatibles avec votre vraie nature et tout simplement insupportables à long terme.

Voici des exemples de sites web intéressants et crédibles en matière de nutrition générale :

En conclusion, soyez vigilants non seulement à ce que vous entendez ou ce que vous lisez, mais faites attention aux informations que vous pouvez propager sans le vouloir. Ne vous laissez pas avoir par une publicité attrayante et prenez le temps des lire les petites lignes. Prenez un recul vis-à-vis la panoplie de conseils alimentaires et écoutez votre corps, celui qui est le mieux placé pour répondre à certains de vos questionnements.

Rédigé par Stéphanie Thibault, DtP et Geneviève P.Brien, DtP

Nutri Sans Chichi

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Mars: le mois de la nutrition!

Nous sommes à la mi-mars, c’est-à-dire au milieu du mois de la nutrition. Si vous ne le savez pas déjà, le thème de cette année lancé par Les Diététistes du Canada est le suivant : Relevez le défi des 100 repas – faites de petits changements, un repas à la fois.

 

J’approuve à 100% ce thème et il me rend fière d’être nutritionniste. Il ne sous-entend pas de classification de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, pas d’aliments interdits, ni de solution miracle ou encore de chiffre à atteindre. Peu importe d’où vous partez et de quoi se compose votre alimentation actuelle, on vous invite à faire des petits changements, un pas à la fois. La bonne nouvelle est que ce sera positif pour tout le monde, et chacun d’entre vous serez gagnants selon les objectifs dont vous vous serez fixés. N’oubliez pas que, ces objectifs, ils ne regardent que vous-même. Pas de compétition entre amis ou collègues s’il vous plait!

 

La réalité dans laquelle nous vivons nous offre beaucoup d’informations facilement accessibles. Besoin de savoir le nom du 4e président Américain? La plupart d’entre vous sortirez votre téléphone intelligent de votre poche pour y trouver la réponse. Bon, peut-être que celle-ci ne sera pas juste et véritable, mais vous serez satisfaits car vous aurez une réponse immédiatement. C’est une opinion personnelle, mais c’est comme si nous étions de plus en plus pressés, que nous voulons obtenir ce que nous voulons en deux temps, trois mouvements. Puis, entre vous et moi, le moins d’efforts cela prendra, le mieux ça sera. En ce qui concerne l’apparence physique ou le poids, les gens ont un malin désir de vouloir atteindre leurs résultats avant-hier.

 

À ce sujet, ma mère m’a souvent répété : prends ton temps, ça va aller plus vite! Assurément, elle avait raison puisque je pense souvent à elle lorsque je veux faire quelque chose trop rapidement et que je finis par le regretter. Saviez-vous qu’un seul changement requiert au moins 21 jours d’adaptation? Ainsi, pour éviter l’échec, prenez votre temps et ne vous fixez qu’un ou deux objectifs à la fois. Sachez que plus votre défi est grand, moins vous avez de chances de réussir. En d’autres termes, plus vous changez votre alimentation drastiquement, plus il deviendra impossible de «tenir» à long terme. Songeriez-vous réellement à courir un marathon sans même avoir couru un 5 ou un 10 km, puis un demi-marathon? Bien sûr que non!

 

Voici quelques conseils afin d’augmenter vos chances de réussir.

 

-Ne faites pas de négation lors du choix de vos objectifs, tel je ne mangerai pas ceci, ni cela ou je ne ferai pas telle chose. Encouragez plutôt les comportements positifs.

 

-Acceptez la journée qui sera plus difficile sans vous mettre de poids sur les épaules (et par le fait même sur la balance). Rares sont les gens qui ont du succès au premier coup!

 

-Rendez l’accomplissement de vos objectifs agréable

 

-Songez à une petite récompense (non alimentaire bien sûr!)

 

-Procurez-vous une nouvelle bouteille d’eau ou un panier de fruit par exemple, dont vous aimerez la couleur et serez tentés de le laisser à portée de vue

 

-Rendez l’heure des repas agréable via les chandelles ou de la musique de votre goût. À l’opposé, éteignez la télévision et laissez votre téléphone cellulaire de côté

 

-Vous voulez diminuer la grosseur vos portions? Diminuez plutôt celle de vos assiettes!

 

Pour terminer, je vous lance un petit défi, ou plutôt un conseil d’ami. Soyez vigilants quant aux conseils alimentaires discutés sur les réseaux sociaux par des gens célèbres ou ayant une silhouette qui vous parait idéale, parce que ces informations ne sont pas nécessairement fiables et véridiques. Détoxifiez-vous plutôt en diminuant votre fréquence de consultation de ces pages, ça vous laissera le temps de profiter du beau temps qui approche à grands pas!!

 

Pour plus d’informations, visitez le site des Diététistes du Canada

 

 

Rédigé par Geneviève P.Brien, Nutritionniste chez Nutri sans Chichi

 

Crédit photo: Site Plaisir laitiers
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Savourer l’Halloween: mission possible

(Article rédigé pour le blogue d’ANEB)

Vous vous souvenez, enfant, l’excitation qui vous gagnait à l’approche du 31e jour d’octobre? Cette soirée magique où c’était le paradis des bonbons, croustilles et chocolats; où vous aviez le droit d’en manger d’énormes quantités et de vous coucher tard, le ventre rebondi de sucreries?

Plus les années ont avancé, plus vous vous êtes détaché -conventions sociales exigent- de cette euphorie à l’approche de cette soirée magique. Manger des tonnes de bonbons et ensuite aller au lit? Certainement pas. Peut-être que simplement l’idée de devoir cohabiter avec des petits sacs de friandises les jours précédents l’Halloween vous effraie…

Certaines personnes abdiquent le jour J et « se lâchent lousse » dans les gâteries, en ne pensant plus à rien; ni à leurs principes diététiques habituels, ni au lendemain. Elles vivent le moment présent, certes, mais teinté d’une culpabilité qu’elles étouffent avec plus de chocolat. Et le lendemain, elles resserrent l’étau afin d’effacer toute trace de cette soirée qui évoque maintenant plus de mal que de bien.

D’autres font tout ce qu’elles peuvent pour éviter le moindre contact avec les bonbons, ayant peur de perdre le contrôle et dévier de leurs règles. L’Halloween n’est pas un beau moment pour elles non plus.

Et il y a de ces personnes qui semblent très bien gérer la situation, c’est-à-dire qui en profitent et ne ressentent pas de culpabilité liée à cet excès ponctuel. Que diriez-vous de faire partie de celles-ci?

Oui mais… comment? Comment faire pour se permettre de manger des chocolats « cheaps », des jujubes « pleins de sucres » et des croustilles ordinaires? Est-ce réellement possible d’en manger sans se sentir mal dans son corps et dans sa tête par la suite? Tout à fait. Mais ça prend de la pratique.

 

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