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Retrouver son corps après la grossesse : ça presse!

On l’a assez dit et constaté : la pression envers les femmes à avoir le corps idéal (mince, un peu musclé mais pas trop, gros seins, fesses rebondies, ouf) est assez forte. On va jusqu’à viser les femmes enceintes, du début de la grossesse (lire article ici) jusqu’à quelques semaines après l’accouchement. Vous avez probablement remarqué cette tendance sur les réseaux sociaux, le «avant-après» accouchement, ou certaines affichent fièrement le nombre de temps nécessaire pour avoir «retrouvé» leur shape. Les femmes qui perdent du poids rapidement cumulent les mentions « j’aime » et sont citées en exemple.

Sans parler des publications choc pour « Retrouver son corps »… Mais…son corps, on ne l’a pas perdu, il est bien là, mais différent.

Tout d’abord, toutes celles qui ont accouché connaissent les montagnes russes émotionnelles suivant cette période. Oui on aime bébé, on l’adore, mais c’est parfois difficile. S’imposer de la pression à perdre du poids, en plus? Ce n’est pas s’aider.

« Oui mais ça va m’aider à me sentir plus belle ». Effectivement! C’est bien vrai qu’on s’est déjà sentie plus « femme » que 2 semaine en post-partum (tape virtuelle sur l’épaule). MAIS…déjà que la perte de poids est difficile en conditions gagnantes, tu ne crois pas que d’attendre que la routine avec bébé soit mieux établie consiste en un meilleur moment? On jase là.

 

Le cas de l’entrainement

Ce qui est vraiment génial de nos jours, c’est la multitude de services offerts pour sortir les mamans de chez elles en post-partum! Non seulement on peut jaser couches et cernes avec d’autres aussi pire que nous, mais souvent on peut bouger un peu sans avoir peur du jugement. Par contre, certaines femmes en font trop, et s’entraînent plus que jamais pour perdre un maximum de poids avant, par exemple, le retour au travail. Armées de leur montre intelligente qui calcule la moindre calorie dépensée, elles tiennent un agenda de ministre côté entraînement, par obligation. Mais attention : on ne s’adresse pas à celles qui ont du fun! Celles-là, c’est super! Mais certaines croient qu’elles n’ont “pas le choix” de perdre, et vite, le petit mou de ventre témoignant de leur grossesse. C’est direct et plate, mais la petite partie du ventre «flasque» ne partira peut-être pas : ça vient avec le fait d’avoir fondé une famille.

Alors l’entraînement, oui, mais pour le fun et le social de mamans!

 

Celles qui allaitent dans tout ça?

Il est important de se rappeler qu’une restriction énergétique trop importante chez une maman qui allaite peut nuire à sa production de lait. L’apport énergétique nécessaire chez la femme qui donne le sein est d’ailleurs considérablement plus élevé. On a faim et il faut manger!

Malheureusement, on entend parfois même que l’allaitement est le meilleur moyen de perdre son poids de grossesse… l’allaitement comme seul objectif d’agir comme une pilule miracle : c’est triste.

Que penser de celles qui perdent du poids naturellement sans se restreindre?

Il faut noter que ce n’est pas parce qu’une nouvelle maman retrouve son poids d’avant grossesse rapidement que c’est intentionnel ou qu’elle se restreint. Chaque femme est différente, a un métabolisme différent, une composante héréditaire différente et le poids de chacune ne constitue pas automatiquement le cumulatif de ses « efforts ». Oui, oui, dans ce cas, il est normal d’envier ces « chanceuses ». 😉

Il y a un « problème » quand il y a détresse. Ce qui est généralement le cas quand plusieurs actions (voire le quotidien) sont faites dans l’unique but de perdre du poids : entraînement intense, privation calorique, gestion de la nourriture, culpabilité d’avoir mangé… etc. Certaines femmes peuvent développer une préoccupation excessive par rapport au poids et/ou à la nourriture, voir un trouble du comportement alimentaire : dans ce cas, il est pertinent de consulter une nutritionniste et/ou un psychologue.

 

Pour terminer, rappelons que les commentaires par rapport au poids ne sont JAMAIS pertinents. Avant, pendant, ou après bébé 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et toi, quel mangeur es-tu?

 

Ahhhhh l’alimentation. Du végétarisme à la diète cétogène, en passant par les shakes de protéines ou encore à la pleine conscience, on observe parfois sur les réseaux sociaux de véritables guerres d’opinion au sujet de LA MEILLEURE nutrition.

Chez Nutri Sans Chichi ce n’est pas le type de diète auquel on s’intéresse, mais plutôt au comment du pourquoi. Oui, on est de même nous autres.

Expliquons-nous. Lorsque nous rencontrons une nouvelle personne en consultation, on veut connaître SES goûts, SES croyances, SES valeurs, SES habitudes afin de personnaliser les conseils prodigués. Par exemple, il serait farfelu de proposer à un homme d’affaire ultra occupé, qui mange 20 repas sur 21 au resto de commencer à se faire des lunchs maison sans trop de ci et plus de ça et le manger en pleine conscience. Il va repartir en courant (on le comprend).

C’est pourquoi nous prenons le temps de poser plusieurs questions sur la situation actuelle du client; de ses objectifs (réalistes, farfelus : on veut tout connaître!) et sur le chemin à prendre pour s’y rendre. Tsé, on  t’implique!

 

Pas envie de prendre rendez-vous en nutrition pour modifier tes habitudes de vie? Bien que tu manques quelques chose 😉, voici quelques questions à te poser pour déterminer si les changements nutritionnels envisagés te conviennent réellement :

 

–          D’où ça vient cette idée-là?

–          Quelles sont les VRAIES raisons pour laquelle je choisirais cette façon de m’alimenter?

–          Suis-je à la recherche de la méthode miracle, pour la Xieme fois?

–          Combien de temps est-ce que je crois être capable de “tenir” ainsi?

–          Est-ce que je vais me priver souvent d’aliments que j’aime?

–          Scénario : si je n’avais pas vu plein de pubs, entendu parlé Pierre-Jean-Jacques des vertus de X, est-ce-que je considérerais ce changement alimentaire comme souhaitable?

 

C’est difficile de répondre à certaines questions? Ça te fait réfléchir?

Lorsqu’on s’éloigne de notre identité alimentaire, ça peut mal tourner. Soyons francs : tenter de t’alimenter d’une manière qui ne te correspond pas, c’est un peu comme créer ton propre échec tôt ou tard.

Mais…peut-on parler d’échec si nous considérons que la méthode elle-même n’était pas réaliste?

« Échouer » ne devrait pas signifier de céder à son plat favori ou de manger un peu plus de ceci ou pas assez de cela. Améliorer ses habitudes alimentaires, c’est un processus continu qui doit être mis à jour selon tes changements de vie, tes préférences, etc.

En conclusion, nous t’invitons à être toi-même.  Aie (et respecte) ta propre identité alimentaire. Écoute tes besoins et améliore certaines habitudes alimentaires en demeurant respectueux envers toi-même. Surtout, NE TE COMPARE PAS. La comparaison est inutile et parfois destructrice. Fais également attention lorsque tu donnes des conseils alimentaires, même si ça car tu ne connais pas les besoins, l’identité alimentaire et le degré de préoccupation de la personne devant toi.

Si jamais tu réalises que tu as un peu trop restreint ton alimentation, que tu as écouté tous les conseils possibles mais que tu ne t’es peut-être pas considéré, tu peux rechercher de l’aide. Apprendre à te découvrir à nouveau : tes goûts, tes préférences, c’est possible. Cela est très complexe et représente une démarche longue et ardue, mais également agréable et libératrice.

 

Crédit photo: pexels.com (Rakicevic Nenad)

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Le “bodyshaming”: il faut que ça cesse!

La grossophobie, ou encore le fatshaming, en anglais, est un problème sérieux de notre société qui consiste à porter un jugement – voire attaquer ou dénigrer- une personne en surpoids.

Ces jugements crus et dégradants populaires peuvent être par exemple :

«C’est clair qu’elle doit toujours manger du fast food»

«Elle n’a aucune volonté»

«Pouahhhhh regarde la grosse qui court!»

 

Certaines personnes le pensent tout bas. D’autres le disent tout haut. Nul besoin de mentionner que de tels propos sont non seulement humiliants et discriminatoires, mais ils peuvent même nuirent à l’adoption de saines habitudes chez certaines personnes. Sortir bouger à l’extérieur, affronter les regards et les jugements; ça ne tente à personne.

Dénigrer les personnes obèses, c’est même inculqué à travers les films : la fille maladroite, drôle; le «clown» est fréquemment une femme en surpoids. Sans oublier que cette personne-là finie seule… bonjour la stigmatisation! Je trouve ça inacceptable et quasi archaïque comme façon de présenter les choses. Il est temps que cela change!

Et les « minces » dans tout ça?

Cela peut vous paraître étonnant, même absurde, mais certaines personnes jugent, dénigrent et ridiculisent intérieurement les personnes minces.

 «Elle n’a pas le droit de se plaindre, la p’tite mince, c’est clair que sa vie va bien»

«Elle doit être anorexique!»

« Elle est peut-être belle, mais elle doit juste avoir ça dans la vie. Elle ne doit pas être ben ben brillante »

 

La société prône la minceur (lire maigreur), nous le savons tous. On doit bien se comprendre : il y a é-nor-mé-ment moins de préjugés ou d’intimation vis-à-vis les personnes minces; et le but de cet article n’est pas de plaindre celles-ci! Par contre, encore ici, le fait de voir la personne seulement à travers ses « lunettes » de jugement , c’est triste. Peu importe le poids ou la forme du corps de celle-ci. Tenir des propos tel que ceux mentionnés ci-haut est discriminatoire et cela renforce la croyance que le poids y est pour quelque chose dans la valeur ou le bien-être d’une personne.

La souffrance d’une personne ne se mesure pas par son nombre de livres à perdre… ou même à gagner. La santé mentale, la maladie, un trouble alimentaire, ça ne se représente pas par une morphologie X.

Poussons l’exercice en imaginant deux nutritionnistes ou deux entraîneurs…deux « portes-parole » de la santé!

 

La nutritionniste en surpoids :

« Comment veux-tu qu’elle m’aide si elle-même elle est grosse. »

« Franchement, elle qui devrait faire attention, car elle représente la santé. C’est désolant »

 

La nutritionniste mince :

« Elle doit juste manger de la salade.»

« Elle ne pourra jamais comprendre ma situation, elle n’a jamais eu de problème de poids ».

 

Voilà. On ne s’en sort pas. Alors je vous donne un défi : la prochaine fois que vous rencontrez une nouvelle personne…relevez les yeux. Regardez son visage. Son corps : on s’en contre-fiche!

 

Crédit photo: https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=lvQxaye6&id=30464DCD92A80AE2F89C487BDB63847E1262BEDF&thid=OIP.lvQxaye6BmM8DRehWFLdWwHaEK&q=fatshaming&simid=608038187383262960&selectedIndex=0&ajaxhist=0

 

5 façons de te sentir (enfin) bien cette année

1)      Sacre ta balance aux vidanges 

Plus tu te pèseras, moins tu iras bien. Point. Même si ça descend. Ça ne descendras pas tout le temps, c’est impossible. L’affaire, c’est qu’en te pesant, tu es témoin de chaque micro-fluctuation de poids que tu as, et ça te fais paniquer. Ensuite, ton poids du jour influencera comment (et combien) tu vas manger et bouger durant la journée. Et le lendemain, c’est pareil. Y’a juste pas d’issue. En te pesant, tu gardes en tête ce mauzus de chiffre toute la journée, et tu n’es plus 100% là avec les vraies affaires de la vie. Tsé, tes amis, ta famille, ton emploi….non, non, il y aura toujours une case de ton cerveau occupée par LE chiffre. Pourquoi t’imposer ça? Non, ça ne te motive pas. Ça te fait juste du mal. Sacre-moi ça aux poubelles.

 

2)      Porte des vêtements à ta taille

Je sais, une corde sensible… Celle-là, t’as pas vraiment envie de te le faire dire, je sais… En gardant tes boites de linge de toutes les tailles de la dernière décennie…ce n’est pas vivre dans le moment présent. C’est vivre en attendant. Et ça ne te rend pas heureux(se).  Tu es de ceux et celles qui s’habillent volontairement en trop petit pour se motiver à perdre du bedon? C’est presque du masochisme, ça. Essaie d’être bien en ayant du mal à bouger librement et en ayant le souffle court : impossible. C’est juste un constant rappel que tu te sens gros(se), et c’est très rough sur l’estime personnelle. Débarrasse-toi des vêtements qui ne te font plus et, un jour, tu t’en rachèteras à ta taille, si changement il y a . Car de s’habiller AUJOURD’HUI à ta taille D’AUJOURD’HUI ne fixe pas ton poids D’AUJOURD’HUI dans le temps. Ça va juste te faire sentir un peu mieux aujourd’hui.

 

3)      Détoxifie ton fil d’actualité !

Abonné(e) à des tonnes de pages Fitness pour te motiver? Tu regardes religieusement les transfos AVANT/APRÈS?! Arrête-moi ça tout de suite. Dans ces images, on ne t’expose qu’à un seul côté de la médaille, et la réalité derrière est souvent beaucoup moins wow… tellement dommage que la santé mentale ne paraisse pas sur une photo ! C’est comme ce couple qu’on a tous déjà connu, qui via les réseaux sociaux, paraissait LE-couple-le-plus-heureux-sur-la-terre, mais qu’en réalité, ne l’était vraiment pas tant que ça….  Ou la maman qui publie ses bricolages et sorties cool avec sa progéniture,  mais qui en réalité, est juste tellement à boutte! Non non non, Facebook ne nous dit pas tout!

Crois-moi (et la science, parce que c’est prouvé), être exposé à des modèles parfaits peut grandement nuire à ton estime personnelle, et ainsi à l’atteinte de tes objectifs. Alors la prochaine fois qui te prendra l’envie de à scroller des «avant-après», rappelle-toi UNO que ça va te mettre down et DEUXIO, que,  des fois, la personne du «avant» et celle du «après» n’est même pas la même! POUAHH ridicule , je sais!

Non mais plus  sérieusement, un petit DÉTOX (c’est tellement à la mode en plus!) s’impose ma chère.

 

4)      Arrête de parler de poids

Arrête de parler de ton poids et de celui des autres. Plus tu en parles, plus on va t’en parler. Tu connais sans doute une personne au régime qui ne parle que de ça…fatiguant, non? Ou d’une autre qui parle toujours de ses 5 livres en trop. De quoi leur parle-t-on? De poids! Je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont dit redouter de se faire parler de leurs fluctuations de poids, mais qui sont les premières à noter haut et fort la perte de poids d’un collègue ou le laisser-aller d’une autre. Ça va dans les 2 sens, tsé. Ne parle pas de poids, JAMAIS, et tu verras, on t’en parlera de moins en moins. Quand tu seras rendue une pro, concocte-toi des petits phrases cutes pour détourner la conversation si on t’en parle. Du genre : « Bah, moi, le poids des autres, je m’en fous pas mal. » ou mon préféré : « Bon, on change-tu de sujet là?! ». Ça clôt le sujet, je t’en passe un papier!

 

5) Apprends à AIMER bouger

Sérieusement, vas-tu ENCORE te remettre à l’entraînement pendant la prochaine année? Oops, excuse-moi, je voulais plutôt dire pendant les 3 prochaines semaines? On va se le dire, tu n’aimes probablement même pas ça, ou limite tu fais ça pour te punir d’avoir mangé «tout ça» pendant les fêtes. Bin, tu sais quoi, c’est exactement ça le problème… En tant qu’humain, on vit pour avoir du fun. Si tu te fais suer (jeux de mot!) à faire quelque chose que tu n’aimes pas, je te souhaite sincèrement d’arrêter de le faire.

Bouger, c’est important, et ça fait du bien. Trouve-toi donc une activité en fonction de ton plaisir, et non en fonction du nombre de calories brûlées. Sors jouer dehors dans ta cour avec tes enfants, ton conjoint, ton chien, ton voisin pis ris un bon coup. Prends-toi un bloc de 20 séances sur Groupon de yoga, de crossfit ou de cani-cross. Oblige ton chum à s’inscrire à un cours de danse ou de badminton. Fais-ce que tu veux, mais AIMES ça s’il-te-plait !

 

Crois-moi, en respectant ces 5 commandements (faut ben se prendre au sérieux des fois hahaha) 2018 va être top! Juste comme toi 😊

 

Image: Unsplash
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5 trucs pour prendre du poids dans le temps des fêtes!

1) Jeûne toute la journée en prévoyant te défoncer le soir! 

Le classique. Principe erroné se référant au calcul des calories. Tu te dis : » Si je mange trop ce soir, j’ai juste à moins manger dans la journée; comme ça, ça va revenir au même! » Tss Tss…ERRATUM.  En fait, la gestion du poids, c’est tellement plus complexe que cela. Ce qui est certain par contre, c’est qu’en pseudo jeûnant toute la journée, tu vas arrivez affamé(e) au souper de Noël et watch out les p’tites bouchées en pâte feuilletée…. Rapidement, tu consommeras l’équivalent de 2-3 gros repas en quelques heures.

Mon truc : Mange normalement toute la journée. Mange même une collation soutenante avant d’aller en visite; cela t’évitera d’être affamé(e )et de surmanger.

2) Dis-toi que tu vas manger ta vie une dernière fois et qu’à partir de janvier, tu vires végé

Non mais pourquoi se « casser l’bicycle » à se modérer quand anyways, tu vas changer de vie en janvier? Mon ami(e), laisse-moi te dire une chose. Les résolutions de janvier, c’est…comment dire…voué à l’échec, surtout lorsqu’elles impliquent de changer SIII radicalement. Améliorer un aspect ou deux de ton alimentation? OUI! Mais de virer vegan, t’initier au crossfit, arrêter l’alcool pis faire pousser tes germinations…c’est un peu too much. C’est vrai que c’est archi motivant de se dire qu’on va tout faire en même temps. Que toi, tu « es de même », que tu es soit noir, soit blanc. Mais…non. Tu es comme tout le monde et tu peux changer une chose ou deux à la fois. That’s it. Donc, 1er janvier : y’en aura pas d’miracle!

Mon truc : Mange ce qui te tente, sans te motiver à couper plus tard. Ce que tu mangeras (ou pas) en janvier n’a absolument rien à voir avec ton repas de fin décembre. Mange ce qui te plait, et rappelle-toi que tu pourras toujours en remanger les semaines à venir. Inutile de faire le plein, ce n’est pas la dernière fois que tu croiseras une tourtière!

3) Mange tout ce qu’on t’offre, sinon, TU ES IMPOLIE

Le point qui me dérange par-dessus tout. Quand on nous regarde avec des gros yeux parce qu’on ne veut pas goûter un énième canapé ou une gâterie de plus (qui nous tente même pas). On a tous des anecdotes de matante ou grand-maman qui ont popotté pendant des jours et nous font sentir coupables si on ne se bourre pas, comme si on ne faisait pas honneur à tous leurs efforts. Le fait est que tu n’es pas obligé (e) de manger de tout. Et si quelqu’un s’offusque de cela, c’est bien tant pis. Tu peux toujours en ramenez chez toi et en manger le lendemain.

Mon truc : Choisis les aliments dont tu as le plus envie, et complimente en masse son auteur. Comme ça, le fait que tu ne prends pas aveuglément un peu de tout passera mieux.

4) Dis-toi que tu vas compenser par le gym

HAHAHAHAHA.  Comment je pourrais bien te dire ça….L’exercice physique, ça ne fait pas maigrir. C’est maintenant clairement établi par la communauté scientifique. C’est MÉGA important pour la santé globale, le bien-être et très très aidant pour ne pas reprendre le poids perdu, mais ça ne fait pas maigrir. Donc, inutile de calculer le nombre de calories que tu aurais théoriquement mangé en trop et aller les suer au gym, ça ne fonctionne pas. En plus, comment calculer cela? Les applications et gadgets sont des formules approximatives, et bonne chan pour savoir le nombre de calories dont tu as besoin réellement vs ce que tu as « mangé en trop » Anyways, on s’en fout tu. Profite de tes deux semaines de vacances pour faire autre chose que de jongler entre « trop manger-gros training-trop manger-j’ai pas le goût d’y aller ».

Mon truc : BOUGE! C’est certain. Mais ce conseil est bon à l’année. Peu importe ce que tu manges, et peu importe ton poids. Si tu te dis que tu vas compenser par le gym, cela ouvre la porte à un méchant débordement alimentaire (un peu comme le point 1), et entre toi et moi, on ne se sent pas bien quand on a vraiment trop manger. Peu importe si on va aller courir le lendemain.

5) Donne un petit coup de restriction la semaine avant Noël

C’est bien connu, tu vas prendre du poids pendant les Fêtes (jouons le jeu). Donc, prévoit la shot, et créer un déficit la semaine d’avant en mangeant de la verdure vinaigrette à part, et les livres que tu prendras à coup de tourtière pis de sauce vont ramener ton poids à ton point d’équilibre!  Ni vu, ni connu les fêtes! NON. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ton corps, ce n’est pas un compte de banque qui augmente et diminue sans conséquence. Chaque régime (même d’une semaine) laisse des traces. IL s’en souviendra. Et de reperdre ensuite (genre, le 4 janvier) sera de plus en plus difficile. Penses-y buddy.

Mon truc : Tu l’as deviné. Mange normalement la semaine… le  mois d’avant! Inclus des fruits et légumes frais, des sources de protéines variées, des grains entiers…comme le reste de l’année! L’assiette équilibrée, c’est ton meilleur allié!

 

En conclusion, tu l’as deviné : je te souhaite de vivre une période des Fêtes sans l’ombre de l’obsession de la perte de poids. Demeure équilibré (e) dans tes quantités, simplement parce qu’on ne se sent pas bien trop bourré. Non, je n’ai pas de guide de portions à te proposer. Parce que je ne suis pas toi, je ne connais pas tes signaux corporels et tes goûts. C’est à toi de faire ce travail d’auto-observation. Fais-toi confiance!

Joyeux temps des fêtes!!!

Image: https://www.express.co.uk/life-style/life/745175/lucy-meklenburgh-towie-exercise-fitness
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La face cachée des régimes-Partie 2

Maintenant que vous vous êtes reconnues, rire jaune en prime, dans notre article sur La face cachée des régimes, vous vous dites : c’est bien beau tout ça, mais comment on s’en sort?

1) Phase de constatation :
Il est important d’INTÉGRER complètement que les régimes, ça ne vous convient plus. Prenez conscience dès maintenant, LÀ, que vous voulez autre chose pour vous. Vous restreindre, calculer, ressentir de la culpabilité en lien avec votre alimentation…non, ce n’est plus le genre de vie que vous désirez. Répétez-le souvent, aussi souvent qu’il le faudra. Prenez conscience de tous le temps (en heures!) que vous récupériez si vous cessiez de constamment penser à la bouffe…ouf, vous en auriez du temps!!

2) Qu’est-ce-que je veux?
Maintenant…quelle relation avec la nourriture désirez-vous? Quel rapport avec votre corps méritez-vous? On entend souvent des gens qui, bien qu’ils ne soient pas engagés dans un régime bien établi, « font attention » à ce qu’ils mangent. Mais attention à quoi? La nourriture est-elle rendue à ce point un ennemi? Pourquoi vous confondre en excuse lorsque vous avouer, mi gêné, aimer le pain et les pâtes? Faut-il avoir honte de nos goûts?
N’auriez-vous donc pas envie, enfin, de manger de tout, dans le respect de VOS limites-pas de celles d’un livre ou d’une personne quelconque? Vous n’êtes pas tanné de détester ce corps qui vous permet pourtant de réaliser plein de belles choses? Vous traiter avec auto-dérision…est-ce vraiment cela « vivre sa vie pleinement »?
3) Oui mais….je veux VRAIMENT perdre du poids
C’est clair, et on comprends. Mais, chaque chose en son temps. Lorsque cela fait des années que vous jouez avec votre corps en lui imposant de nouvelles façons de manger, n’est-il pas normal qu’il vous demande un peu de répit, histoire de réaliser que la famine, C’EST FINI! Laissez-vous une chance! Lorsque nous privons notre corps, ou lorsque nous mangeons n’importe quoi, n’importe quand (phase de laisser aller parce que de toute façon, vous ne perdez pas de poids), celui-ci mets en branle plusieurs mécanismes internes dont vous ne connaissez même pas l’existence afin de conserver le peu d’énergie qu’il lui reste. Avant qu’il se dise : c’est bon, tu peux laisser aller ces kilos émotifs, cela va lui prendre du temps. C’est plate (très plate), mais c’est comme ça. Vous devez impérativement réaliser que la perte de poids sans régime, quand vous en avez fait toute votre vie, ça n’arrivera pas en claquant des doigts. C’est lent. Lentement mais sûrement.

 

OK…mais comment apprendre à faire cela? Après toutes ces années…

Réaliser que c’en est assez : check
Reformulez ce que vous voulez maintenant : check
Entreprendre une démarche globale afin de retrouver une relation saine avec les aliments et votre corps : en  cliquant ici, vous pourrez dire check
Chez Nutri Sans Chichi, notre mission est d’aider les gens à se débarrasser de leur culpabilité alimentaire et à retrouver une relation saine avec la nourriture. Ceci représente une longue démarche à travers laquelle il faut généralement débuter par éloigner de notre esprit toutes les règles alimentaires qu’on a apprises et auxquelles on croit encore. Plus de plan alimentaire à suivre, pas de calcul des calories: on réapprend à manger selon ce que notre corps désire. C’est franchement déstabilisant et ça fait peur, les tentations à revenir vers une méthode seront probablement présentes, mais l’histoire de cet article se répétera; il faut donc apprendre à apprécier les résultats autres que pondéraux, qui sont souvent beaucoup plus intéressants.
La bonne nouvelle est que dans une approche visant à reprendre plaisir à manger en respectant ses signaux de faim et satiété et à respecter son corps, le poids perdu restera perdu puisque ce sera fait de la bonne façon…la vôtre.

 

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La face cachée des régimes-Partie 1

La face cachée des régimes-Partie 1

Hey toi! L’été arrive…es-tu prête? Je veux dire, as-tu ta shape de plage? Non?! Ok, je suis là pour t’aider. On va se faire un petit blitz avant l’été question que tu te sentes mieux dans ta peau.  Il n’y a que 5% des chances que tu maintiennes cette perte de poids sur le long terme, mais on s’en fout! C’est MAINTENANT l’été. Et puis avec le mariage de ta soeur qui s’en vient, pas le temps de niaiser, faut rentrer dans cette petite robe là! Alors, GO! On sort courir et on va récupérer avec un jus détoxxxxx!

Évidement, aucune compagnie, aucune personne vous aidant dans une démarche restrictive de perte de poids ne vous annonce que 95% des gens qui perdent du poids suite à un régime le reprendront dans les cinq années suivantes. Trop démoralisant.

Sans vouloir « vous péter la balloune », 100% des gens ne peuvent pas se trouver dans ce 5%…

Voici la face cachée des régimes :

  1. Je me mets au régime pour la première fois

Ah que le corps humain est bien fait! Du jour au lendemain BANG on diminue son apport alimentaire (on le prive); comment réagit-il? Non, non, non, messieurs, dames, il n’ira pas puiser à 100% dans ses réserves de graisses disgracieuses immédiatement. Il faut les conserver en cas de famine, ce sont des mines d’or d’énergie! Il va plutôt aller puiser un peu partout : glycogène (réserve de glucides, très aidante pour l’activité physique!), dans vos réserves hydriques et même dans votre masse musculaire. Eh oui! Vos précieux muscles! Et ce, peu importe votre apport en protéines. Résultat? Oui vous perdez du poids, mais pas seulement du gras. En prime, à force de puiser dans ses réserves pour maintenir son apport énergétique habituel, le corps S’EN RAPPELLE et ne répète pas la même erreur, d’où pourquoi c’est de plus en plus difficile de perdre du poids. Tenez-vous le pour dit : le premier régime est toujours le plus « facile »…

 

  1. Je perds du poids : l’illusion du pur bonheur!

Sensation d’euphorie. Vous pouvez tout faire.  «Je me sens super assidue et en contrôle. Je me rapproche de mon but ultime : ça en vaut la privation. Quand j’aurai atteint mon objectif, je serai tellement heureuse! Puis je me ferai plaisir par-ci et par-là. Mais je résiste jusqu’à mon objectif initial de perte de poids! Ensuite, je vais me permettre des écarts lors des événements sociaux…” Le fait d’entreprendre une démarche de perte de poids « sans écart » (nutritionnel) est non seulement annonceur d’échec à coup sûr-quelle serait une vie sans plaisir alimentaire!- mais il ne faut pas non plus imaginer qu’une fois le poids perdu cette privation sera chose du passée! Vous perdez du poids? Ok, mais il faut conserver le même rythme en maintien…sans la motivation d’en perdre…

Quoi??? Il faut poursuivre toute la vie comme ça? OUI.

 

  1. Ah et puis, allez! Une petite gâterie!

«Ah bien là, je mérite un petit soir de triche (le fameux CHEAT) ou je ne fais pas attention. Je m’y remettrai demain, mais ce soir je décroche!» …Jusqu’à temps que l’exception d’un soir s’étire sur quelques jours.. Une mini perte de contrôle, tout d’un coup. Pourquoi? En vérité, votre corps a FAIM, votre mental a FAIM ÉGALEMENT. Penser constamment à son alimentation-et c’est ce qui se produit lorsqu’on est au régime, vous le savez et on le sait- est ultra exigeant sur le plan psychologique. On a envie de relâcher la soupape le temps d’une soirée…mais on a l’impression de ne pas avoir le droit. Le démon et l’ange se livrent un combat sans merci jusqu’à se qu’on engloutisse les aliments convoités à la va-vite, dans réellement en profiter.

«  Ouf… Je dois reprendre du début ☹ »

 

  1. J’ai repris mon poids : SHAME ON ME 

«C’est de ma faute, pourtant, c’était tellement simple (manger la même chose à tous les jours) j’avais trouvé la formule gagnante, mais je suis trop nulle pour rester assidue».

En plus d’être franchement nocif pour votre santé, ces pensées détériorent votre estime personnelle et vous font vivre un cocktail d’émotions négatives (culpabilité ,sentiment de ne pas être à la hauteur, de paresse, etc).

Puis le temps passe, vous oubliez. Quelques livres en plus, vous n’êtes toujours pas bien dans votre relation avec la nourriture et ne savez plus ce qu’on « peut » et ce qu’on « ne peut pas »  manger . Vos regardez vos vêtements (de toutes les tailles) avec une sensation de vide. Vous ne vous aimez pas.

Et là, l’étincelle surgit : vous devez vous prioriser! Vous devez perdre du poids! Et tout à coup survient le souvenir où c’était tellement merveilleux suivre un régime!

 

Rédigé par Geneviève Brien et Stéphanie Thibault, Dt.P

Nutrisanschichi.com

Photo: http://womanista.com/wellness/2014/11/16/what-your-scale-is-actually-telling-you/
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Je veux faire tel sport, mais je n’ai pas la shape!

«J’aimerais pratiquer le crossfit, mais ma shape s’apparente plus à celle d’un coureur, ça ne fit pas». Ou à l’opposé : «Moi dans un club de course? Tout le monde vont se demander ce que je fais là!»

 

Dans  notre société, c’est qu’être bon dans ce qu’on fait ne suffit pas toujours : quand t’as la shape qui faut, là tu es un vrai! Vraiment, j’ai l’impression que cela est perçu de manière que ça augmente la crédibilité du sportif. La shape du coureur : le moins de gras possible, dans le but d’être léger et ne pas trainer trop de poids. Puis, la shape du crossfitter : musclé, mais pas à l’exagération, parce qu’il faut quand même être rapide aussi. Ouf. Cela laisse peu de place aux différences ne trouvez-vous pas?

Non, on ne peut pas complètement dissocier qu’une certaine composition corporelle augmentera les chances d’une meilleure performance, c’est évident. Si on veut lever plus lourd en haltérophilie, avoir une masse musculaire plus importante va assurément aider la chose. Mais aujourd’hui, ce principe est actuellement valorisé chez tout le monde.

Le mot de Gen

Je participe à des courses à pied organisées depuis trois ans. Les dossards sont généralement d’une différente couleur pour une différente distance. Dans l’attente du départ d’une course où tout le monde s’observe, j’y ai souvent entendu comme remarque vis-à-vis d’une personne plus ronde: «Wow, à ce poids-là, être capable de courir 21km!» ou encore «Si elle elle est capable, alors je n’ai pas d’excuses!». Se motiver selon ce qu’une personne en surpoids (ou parfois de poids adéquat!), vraiment? Rien de plus pertinent?

Bien entendu, l’alimentation est également associée au sport pratiqué; paléolithique est associé avec crossfit. Les gens utilisent l’alimentation comme moyen de parvenir à leurs fins au niveau de leur composition corporelle

On peut s’attendre d’un client qui rencontre une nutritionniste :

  • Nutritionniste : «quels sont vos objectifs en nutrition?»
  • Client : «Eh bien je vais courir le marathon cette année, alors je dois avoir un pourcentage de gras minimal»

Adorant la nutrition sportive, nul besoin à ce point de vous dire que ce n’est vraiment pas ce que je préconise! Pour arriver à une certaine composition corporelle exigée par un sport en question, on peut s’éloigner de notre identité alimentaire et en perdre le plaisir…. et peut-être bien la performance physique par le fait même!

Le mot de Steph

J’ai travaillé 5 ans en tant qu’instructrice de cours en groupe dans différents centres sportifs et municipalités. J’y ai d’ailleurs rencontré le père de mes enfants, à l’époque entraineur. Nous avions remarqué tous les deux un phénomène bien désolant : quand les nouveaux membres s’abonnaient au gym, ils voulaient TOUS (sans exception sincèrement!) avoir un rendez-vous avec le même entraineur, un gars SUPER musclé, à la Schwarzenegger, qui faisait des compétitions d’hommes musclé en petit maillots. J’étais abasourdie que même les hommes d’âge plus avancé voulaient être avec lui, ce jeunot qui n’avait pas atteint ses vingt ans. « Il a tellement l’air en forme!! », disaient-ils. Eh bien non, il ne l’était pas. Chaque mois, c’étaient des milliers de dollars qu’il dépensait en différents produits illicites afin « d’avoir l’air en forme » justement. Comme quoi l’habit ne fait pas le moine….ou plutôt la shape ne veut parfois rien dire.

Pour finir…

Récemment, on a aussi commencé à valoriser légèrement le «Ouais pis, elle peut courir même si elle est en surpoids» et on voit des couvertures de magazines avec des personnes de différentes formes corporelles expliquer leur histoire dans le but de combattre les préjugés. On veut encourager la diversité corporelle à travers le sport et c’est une excellente chose. Je me permets de rêver au moment où même lors des compétitions, nous aurons plus pertinent à dire que de commenter les cuisses de l’une ou le chest de l’autre.

Geneviève P. Brien et Stéphanie Thibault, Nutritionnistes

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“Moi je mange santé”…pourquoi ça ne veut RIEN dire!

« Moi je mange santé » est assurément une des phrases qu’on me dit le plus souvent dans une semaine. Et j’aime toujours écouter la justification qui suit cette affirmation…qui varie tellement d’une personne à l’autre c’en est assez étonnant ! Au risque de vous ébranler un peu (je m’excuse), je dois vous faire une confidence…je trouve que cette phrase ne veut rien dire. Voici pourquoi :

1) Il n’y a même pas de consensus entre les experts !

Et tout d’abord, QUI sont les experts ? Les nutritionnistes ? Les médecins ? Les chercheurs ? Je n’en suis pas certaine moi-même ! Quoi qu’il en soit, certains imminents chercheurs sont par exemple, « anti-lait » et d’autres trouvent que c’est un aliment vraiment intéressant. Selon le domaine de recherche (la nutrition « conventionnelle », ou holistique, la naturothérapie, la biochimie etc ), la définition de « manger santé » prend une toute nouvelle tournure.

2) Les grands coupables changent aux décennies !

Dans les années ’80, on fuyait le gras comme la peste, responsable des maladies cardiovasculaires, du « cholestérol » et autres problèmes de santé chroniques. Exit les œufs, le beurre et le fromage entier…bonjour la margarine et les produits allégés. Et maintenant ? C’est un quasi retour à la case départ ! On commence à bouder la margarine, qu’on trouve trop transformée, on adoooore les produits du terroir, qui sont assez riches merci, et on a tendance à arroser très généreusement nos mets d’huile d’olive, vantée pour ses mérites sur la santé du cœur. Maintenant, il semblerait que ce soit le sucre le grand coupable, disent les études. La nutrition est une science. Qui dit « science » dit « découvertes », ce qui peut être assez difficile à suivre en tant que consommateur !

3) « Manger santé »…une question de mode ?!

Une nutritionniste ou un médecin a l’apparence ordinaire qui parle de nutrition, ça va. Mais quand il s’agit d’un athlète ou d’une actrice de belle apparence, attention ! Le consommateur aime ça ! Il VEUT entendre ce qu’il ou elle a à dire et veut manger le produit vanté ou carrément adopter le régime alimentaire de ce dernier !

C’est bien connu: en vente au détail, on achète le vendeur…et bien en nutrition on achète le « vendeur » aussi, tant qu’il nous inspire confiance…C’est triste, car très souvent, il s’agit de leur expérience personnelle ou pire, de pur marketing. ET on aime ça !!

On veut leur ressembler alors on se met à manger de l’huile de coco, à faire nos germinations, à boycotter le pain et à jeûner jusqu’à midi. (En passant, ceci ne sont que des exemples). Que va-t-on nous vanter demain ? Ou plutôt QUI va le faire ? Fort à parier que nous allons troquer nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui pour ce nouveau courant, qui est, j’ajouterais, rarement influencé par les études citées au point 2 😉

 

4) Et c’est « on ne peut plus » subjectif !

Pour certains, manger selon le guide alimentaire Canadien veut dire manger santé. Pour d’autres, juste d’entendre ce nom et ils s’esclaffent de rire. Poser la question autour de vous, vous serez étonné de l’hétérogénéité des réponses !

Nos grands-mères supportent encore l’idée que de « bien manger » veut dire manger beaucoup (ça fait des enfants forts !). Et j’entendais pas plus tard que la semaine dernière une homme à l’épicerie convaincre son enfant de troquer les smarties pour des régisses parce que « ça ne contient pas de gras »…

Vous avez dit subjectif ?!!!

5) On ne s’attarde qu’aux aliments, on oublie la personne qui les mange

LE point que j’aimerais que vous reteniez. Manger santé, peu importe la définition qu’on lui prête porte souvent exclusivement sur les aliments. Mais cela devrait comporter « l’acte de manger » dans sa globalité, avec les rituels associés aux repas, le respect des signaux du corps du mangeur, la relation avec les aliments de celui-ci, etc. Manger santé, à mon avis, est effectivement subjectif selon les expériences et goûts de chacun. De plus en plus, manger santé s’apparente à un dogme et s’approche dangereusement de l’obsession (à ce sujet, petit détour par ici).

Qu’est-ce-qu’on fait avec ça ?

Nous devrions accorder davantage de temps et d’énergie à cuisiner et à déguster dans une ambiance agréable, retravailler l’écoute de notre corps (quel est mon niveau de faim aujourd’hui ? de quoi ai-je envie réellement ?) plutôt que de s’en remettre uniquement à autrui. Parce qu’après tout, votre corps veut se nourrir adéquatement, n’ayez crainte ! Il connaît ce dont il a besoin. Mangeons varié, moins transformé, et ÇA, mesdames et messieurs, c’est déjà un méchant point de départ !

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Mommyrexie: une situation doublement inquiétante

La grossesse…certainement la période où le corps de la femme vit le plus de changement en si peu de temps! Certaines futures mamans se sentent resplendissantes, même sexy, et seraient enceintes toute leur vie! D’autres, moins chanceuses, n’apprécient guère ces 9 mois où elles se sentent devenir « baleine » et ont très hâte de mettre bébé au monde afin de retrouver leur taille. L’important, dit-on, est de faire de notre mieux pour rester en santé (physique et mentale) et d’essayer, au mieux, de profiter de ces 9 mois qui sont, après tout, le passage obligé vers la venue d’un petit miracle sur Terre .

Passons aux choses sérieuses. Sérieusement tristes et inquiétantes en fait. Le phénomène de « mommyrexie »; en avez-vous déjà entendu parler? Oui, c’est bien la combinaison de “maman” et “anorexie” (ouf, juste de l’écrire ça sonne bizarre).

Que font les « mommyrexiques » au juste?

  1. Elles s’imposent une restriction calorique afin de contrôler volontairement le gain pondéral
  2. Elles visent à ce que ledit gain de poids soit le plus petit possible de sorte à demeurer dans les “standards” de minceur.

En gros, on vise un gain de poids uniquement au niveau de la bedaine, nulle part ailleurs! Sur une photo de dos, ça ne doit surtout pas paraître. Mais hop on se retourne et c’est là qu’on peut y voir une minuscule bedaine, sous une couche d’abdominaux bien tonifiés, bien sûr. Comble de tout, que lit-on comme descriptif de la photo de la belle maman en tenue sportive?

« 37e semaine!!! »

Malheureusement, plusieurs personnes « aiment » ces photos et leur demande leur recette miracle! Ouf!

Les clés du soi-disant succès sont : la pratique d’activité sportive intensive dans le but de faire penser la balance énergétique vers le bas ainsi que la restriction calorique. Rappelons que ces critères se retrouvent également dans la liste diagnostique des troubles alimentaires… Une maladie mentale. On ne niaise pas avec cela et ça ne devrait certainement pas être cool.

Gagner du poids de manière très superflue, lorsqu’on est enceinte, est assurément un non-sens. On ne parle pas ici des premiers mois où la nausée l’emporte sur l’appétit, mais plutôt du corps de la femme sur le point d’accoucher. Le gain pondéral est nécessaire et fondamental pour le bien-être et la santé de maman et bébé. Plus la grossesse avance, plus le gain de poids doit augmenter. C’est normal et souhaitable.

 

« J’ai peur de la prise de poids! »

Prendre plusieurs kilos en 9 mois, ça peut faire peur. Mais attention! Il ne s’agit pas que de gras corporel! En fait, le gain de poids comprend : le foetus lui-même, l’utérus (qui doit obligatoirement grossir), le liquide amniotique, le placenta, l’augmentation du volume sanguin pour nourrir bébé, le développement des seins pour prévoir l’allaitement, et, oui, du gras. Vous en aurez besoin pour faire face aux nuits blanches 9 mois plus tard.

D’ailleurs, plus l’indice de masse corporelle d’une femme avant la grossesse est faible, plus le gain pondéral doit être important…Tristement, c’est dans cette catégorie de poids l’on observe majoritairement ce phénomène.

Ahhh les réseaux sociaux…

Les réseaux sociaux sont encore une fois à pointer du doigt dans l’émergence de ce phénomène. Déjà que plusieurs personnes se posent devant leur miroir, quasi-déshydratées, en petite tenue, pour témoigner de leur forme physique, maintenant certaines femmes enceintes le font. C’est inquiétant. Ça menace carrément la santé de bébé. Être active durant la grossesse est souhaitable, mais ce n’est pas le temps de faire les Crossfit Games…Ni de prendre des shakes douteux. Le fait « d’aimer » ces photos n’aide aucunement la maman, qui croit que c’est une bien bonne chose…

« Ma sœur, enceinte, ne prends pas beaucoup de poids…est-elle mommyrexique?! »

Pour terminer, il est important de discuter de ces exceptions à la règle, puisqu’il y en a toujours. Il existe des femmes franchement inquiètes par un gain pondéral qualifié d’insuffisant, celles-ci ayant bon appétit et une très bonne relation avec la nourriture. D’autres ont toujours été actives et ont, heureusement pour elles, assez d’énergie pour continuer à bouger lors de leur grossesse parce que ça leur fait du bien. Ainsi, il importe de ne pas juger quelqu’un uniquement par son poids, sa prise ou sa perte de poids, car cela ne reflète en aucun cas sa relation avec son corps et la nourriture. C’est ÇA, la diversité corporelle.

  1. NB. Pour les femmes ou l’image corporelle est déjà un enjeu ou ayant souffert d’un trouble du comportement alimentaire, la grossesse peut être source énorme d’angoisse et faire ressortir les vieux démons. Dans ces contextes, et surtout, afin d’éviter la rechute du trouble, un suivi en nutrition et/ou en psychologie s’avère plus que pertinent.