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Retrouver son corps après la grossesse : ça presse!

On l’a assez dit et constaté : la pression envers les femmes à avoir le corps idéal (mince, un peu musclé mais pas trop, gros seins, fesses rebondies, ouf) est assez forte. On va jusqu’à viser les femmes enceintes, du début de la grossesse (lire article ici) jusqu’à quelques semaines après l’accouchement. Vous avez probablement remarqué cette tendance sur les réseaux sociaux, le «avant-après» accouchement, ou certaines affichent fièrement le nombre de temps nécessaire pour avoir «retrouvé» leur shape. Les femmes qui perdent du poids rapidement cumulent les mentions « j’aime » et sont citées en exemple.

Sans parler des publications choc pour « Retrouver son corps »… Mais…son corps, on ne l’a pas perdu, il est bien là, mais différent.

Tout d’abord, toutes celles qui ont accouché connaissent les montagnes russes émotionnelles suivant cette période. Oui on aime bébé, on l’adore, mais c’est parfois difficile. S’imposer de la pression à perdre du poids, en plus? Ce n’est pas s’aider.

« Oui mais ça va m’aider à me sentir plus belle ». Effectivement! C’est bien vrai qu’on s’est déjà sentie plus « femme » que 2 semaine en post-partum (tape virtuelle sur l’épaule). MAIS…déjà que la perte de poids est difficile en conditions gagnantes, tu ne crois pas que d’attendre que la routine avec bébé soit mieux établie consiste en un meilleur moment? On jase là.

 

Le cas de l’entrainement

Ce qui est vraiment génial de nos jours, c’est la multitude de services offerts pour sortir les mamans de chez elles en post-partum! Non seulement on peut jaser couches et cernes avec d’autres aussi pire que nous, mais souvent on peut bouger un peu sans avoir peur du jugement. Par contre, certaines femmes en font trop, et s’entraînent plus que jamais pour perdre un maximum de poids avant, par exemple, le retour au travail. Armées de leur montre intelligente qui calcule la moindre calorie dépensée, elles tiennent un agenda de ministre côté entraînement, par obligation. Mais attention : on ne s’adresse pas à celles qui ont du fun! Celles-là, c’est super! Mais certaines croient qu’elles n’ont “pas le choix” de perdre, et vite, le petit mou de ventre témoignant de leur grossesse. C’est direct et plate, mais la petite partie du ventre «flasque» ne partira peut-être pas : ça vient avec le fait d’avoir fondé une famille.

Alors l’entraînement, oui, mais pour le fun et le social de mamans!

 

Celles qui allaitent dans tout ça?

Il est important de se rappeler qu’une restriction énergétique trop importante chez une maman qui allaite peut nuire à sa production de lait. L’apport énergétique nécessaire chez la femme qui donne le sein est d’ailleurs considérablement plus élevé. On a faim et il faut manger!

Malheureusement, on entend parfois même que l’allaitement est le meilleur moyen de perdre son poids de grossesse… l’allaitement comme seul objectif d’agir comme une pilule miracle : c’est triste.

Que penser de celles qui perdent du poids naturellement sans se restreindre?

Il faut noter que ce n’est pas parce qu’une nouvelle maman retrouve son poids d’avant grossesse rapidement que c’est intentionnel ou qu’elle se restreint. Chaque femme est différente, a un métabolisme différent, une composante héréditaire différente et le poids de chacune ne constitue pas automatiquement le cumulatif de ses « efforts ». Oui, oui, dans ce cas, il est normal d’envier ces « chanceuses ». 😉

Il y a un « problème » quand il y a détresse. Ce qui est généralement le cas quand plusieurs actions (voire le quotidien) sont faites dans l’unique but de perdre du poids : entraînement intense, privation calorique, gestion de la nourriture, culpabilité d’avoir mangé… etc. Certaines femmes peuvent développer une préoccupation excessive par rapport au poids et/ou à la nourriture, voir un trouble du comportement alimentaire : dans ce cas, il est pertinent de consulter une nutritionniste et/ou un psychologue.

 

Pour terminer, rappelons que les commentaires par rapport au poids ne sont JAMAIS pertinents. Avant, pendant, ou après bébé 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et toi, quel mangeur es-tu?

 

Ahhhhh l’alimentation. Du végétarisme à la diète cétogène, en passant par les shakes de protéines ou encore à la pleine conscience, on observe parfois sur les réseaux sociaux de véritables guerres d’opinion au sujet de LA MEILLEURE nutrition.

Chez Nutri Sans Chichi ce n’est pas le type de diète auquel on s’intéresse, mais plutôt au comment du pourquoi. Oui, on est de même nous autres.

Expliquons-nous. Lorsque nous rencontrons une nouvelle personne en consultation, on veut connaître SES goûts, SES croyances, SES valeurs, SES habitudes afin de personnaliser les conseils prodigués. Par exemple, il serait farfelu de proposer à un homme d’affaire ultra occupé, qui mange 20 repas sur 21 au resto de commencer à se faire des lunchs maison sans trop de ci et plus de ça et le manger en pleine conscience. Il va repartir en courant (on le comprend).

C’est pourquoi nous prenons le temps de poser plusieurs questions sur la situation actuelle du client; de ses objectifs (réalistes, farfelus : on veut tout connaître!) et sur le chemin à prendre pour s’y rendre. Tsé, on  t’implique!

 

Pas envie de prendre rendez-vous en nutrition pour modifier tes habitudes de vie? Bien que tu manques quelques chose 😉, voici quelques questions à te poser pour déterminer si les changements nutritionnels envisagés te conviennent réellement :

 

–          D’où ça vient cette idée-là?

–          Quelles sont les VRAIES raisons pour laquelle je choisirais cette façon de m’alimenter?

–          Suis-je à la recherche de la méthode miracle, pour la Xieme fois?

–          Combien de temps est-ce que je crois être capable de “tenir” ainsi?

–          Est-ce que je vais me priver souvent d’aliments que j’aime?

–          Scénario : si je n’avais pas vu plein de pubs, entendu parlé Pierre-Jean-Jacques des vertus de X, est-ce-que je considérerais ce changement alimentaire comme souhaitable?

 

C’est difficile de répondre à certaines questions? Ça te fait réfléchir?

Lorsqu’on s’éloigne de notre identité alimentaire, ça peut mal tourner. Soyons francs : tenter de t’alimenter d’une manière qui ne te correspond pas, c’est un peu comme créer ton propre échec tôt ou tard.

Mais…peut-on parler d’échec si nous considérons que la méthode elle-même n’était pas réaliste?

« Échouer » ne devrait pas signifier de céder à son plat favori ou de manger un peu plus de ceci ou pas assez de cela. Améliorer ses habitudes alimentaires, c’est un processus continu qui doit être mis à jour selon tes changements de vie, tes préférences, etc.

En conclusion, nous t’invitons à être toi-même.  Aie (et respecte) ta propre identité alimentaire. Écoute tes besoins et améliore certaines habitudes alimentaires en demeurant respectueux envers toi-même. Surtout, NE TE COMPARE PAS. La comparaison est inutile et parfois destructrice. Fais également attention lorsque tu donnes des conseils alimentaires, même si ça car tu ne connais pas les besoins, l’identité alimentaire et le degré de préoccupation de la personne devant toi.

Si jamais tu réalises que tu as un peu trop restreint ton alimentation, que tu as écouté tous les conseils possibles mais que tu ne t’es peut-être pas considéré, tu peux rechercher de l’aide. Apprendre à te découvrir à nouveau : tes goûts, tes préférences, c’est possible. Cela est très complexe et représente une démarche longue et ardue, mais également agréable et libératrice.

 

Crédit photo: pexels.com (Rakicevic Nenad)

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Tout ce que ta balance ne te dit pas!

Chaque fois que tu te pèses, c’est pareil. Un lot d’émotions te conquit : angoisse, fébrilité, espoir, peur….et le verdict tombe. Parfois, tu es satisfaite, ou au moins soulagée. D’autres fois, tu es anéantie, tout comme le reste de ta journée, si ce n’est pas carrément ta semaine.

La balance a tranché : + 1,4 livre. Tu as pris du poids, malgré tous tes efforts. Tu ne comprends pas, tu as pourtant été ben « fine » cette semaine. HELP!

Ta fourchette de poids

Premièrement, quand ton poids fluctue de décimales, voire de 1-3 livres, on considère que c’est un poids stable. Oui, stable. Un poids stable correspond en fait à une fourchette de poids, qui varie d’une journée à l’autre, et même au courant de la journée. C’est pourquoi tu préfères te peser à jeûn, nue, le matin (ton plus maigre… n’oublie surtout pas d’enlever tes boucles d’oreilles!) et que tu te justifies quand le médecin ou la nutritionniste te pèse (« Ben je viens de manger un gros diner, ce n’est pas mon vrai poids tsé). Ton VRAI poids varie. Si tu es une femme, tu devines aisément qu’à une certaine période du mois, ça varie encore plus…c’est normal! Plutôt que de dire que tu pèses X, flirte avec ton intervalle de X-3 à X+3 lb…bon, assez les maths! Mais, tu saisis?

Les responsables des variations de poids

Tu veux une liste de tout ce qui fait bouger ton poids? Assieds-toi :

1)     Ta consommation d’eau. Avec un corps composé de 60 è 70 % d’eau, on comprendra que ça fluctue pas mal si tu bois trop ou pas assez 😉

2)     Ton apport en sodium (sel) -Le fameux lundi où tu as passé ta fin de semaine dans les restos….tu as pris du poids? Oui, tu retiens l’eau, à cause de ton apport élevé en sel. Même si tu as fait des choix « santé » du type poisson, légumes, riz. Tout est trop salé à l’extérieur.

3)     Ton apport en alcool

4)     Ton apport en glucides (pour comprendre en détail, lis ceci)

5)     La période du mois (nous, les chanceuses!)

6)     Ton exercice physique (si tu augmentes les exercices de musculation, tu prendras de la masse musculaire, ce qui fait augmenter le poids sur la balance.)

Toujours convaincue? Tu crois fermement que la balance est ta source de motivation?

Eh bien non, la balance ne motive pas. Elle te fait sentir fière de toi quand le chiffre descend, alors que tu devrais plutôt être fière des EFFORTS plutôt que du résultat. Tu manges bien, tu bouges, tu  dors suffisamment…rendue là, tu ne peux pas être responsable de la façon dont ton corps réagit. Tu dois connaitre une personne qui peut manger tout ce qu’elle veut sans prendre du poids. Non elle ne s’entraine pas à outrance : elle est juste « faite de même ». Parfois, c’est pas juste une question d’efforts, nous avons tout de même une composition héréditaire, un cheminement qui nous est propre, un long historique en terme d’habitudes de vie…ça ne s’efface pas la journée qu’on commence à manger de la salade pour le lunch. Ça prend du temps. Juste assez de temps pour que tu commences à t’énerver devant le chiffre qui ne descend pas assez vite sur la balance, que tu sois découragée, triste, que tu la garoches au bout de tes bras et qu’elle te « scrappe » une journée de plus…penses-y.

 

Maintenant, la question est : une balance, en as-tu vraiment besoin? (clin d’œil M. McSween)

 

 

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5 trucs pour prendre du poids dans le temps des fêtes!

1) Jeûne toute la journée en prévoyant te défoncer le soir! 

Le classique. Principe erroné se référant au calcul des calories. Tu te dis : » Si je mange trop ce soir, j’ai juste à moins manger dans la journée; comme ça, ça va revenir au même! » Tss Tss…ERRATUM.  En fait, la gestion du poids, c’est tellement plus complexe que cela. Ce qui est certain par contre, c’est qu’en pseudo jeûnant toute la journée, tu vas arrivez affamé(e) au souper de Noël et watch out les p’tites bouchées en pâte feuilletée…. Rapidement, tu consommeras l’équivalent de 2-3 gros repas en quelques heures.

Mon truc : Mange normalement toute la journée. Mange même une collation soutenante avant d’aller en visite; cela t’évitera d’être affamé(e )et de surmanger.

2) Dis-toi que tu vas manger ta vie une dernière fois et qu’à partir de janvier, tu vires végé

Non mais pourquoi se « casser l’bicycle » à se modérer quand anyways, tu vas changer de vie en janvier? Mon ami(e), laisse-moi te dire une chose. Les résolutions de janvier, c’est…comment dire…voué à l’échec, surtout lorsqu’elles impliquent de changer SIII radicalement. Améliorer un aspect ou deux de ton alimentation? OUI! Mais de virer vegan, t’initier au crossfit, arrêter l’alcool pis faire pousser tes germinations…c’est un peu too much. C’est vrai que c’est archi motivant de se dire qu’on va tout faire en même temps. Que toi, tu « es de même », que tu es soit noir, soit blanc. Mais…non. Tu es comme tout le monde et tu peux changer une chose ou deux à la fois. That’s it. Donc, 1er janvier : y’en aura pas d’miracle!

Mon truc : Mange ce qui te tente, sans te motiver à couper plus tard. Ce que tu mangeras (ou pas) en janvier n’a absolument rien à voir avec ton repas de fin décembre. Mange ce qui te plait, et rappelle-toi que tu pourras toujours en remanger les semaines à venir. Inutile de faire le plein, ce n’est pas la dernière fois que tu croiseras une tourtière!

3) Mange tout ce qu’on t’offre, sinon, TU ES IMPOLIE

Le point qui me dérange par-dessus tout. Quand on nous regarde avec des gros yeux parce qu’on ne veut pas goûter un énième canapé ou une gâterie de plus (qui nous tente même pas). On a tous des anecdotes de matante ou grand-maman qui ont popotté pendant des jours et nous font sentir coupables si on ne se bourre pas, comme si on ne faisait pas honneur à tous leurs efforts. Le fait est que tu n’es pas obligé (e) de manger de tout. Et si quelqu’un s’offusque de cela, c’est bien tant pis. Tu peux toujours en ramenez chez toi et en manger le lendemain.

Mon truc : Choisis les aliments dont tu as le plus envie, et complimente en masse son auteur. Comme ça, le fait que tu ne prends pas aveuglément un peu de tout passera mieux.

4) Dis-toi que tu vas compenser par le gym

HAHAHAHAHA.  Comment je pourrais bien te dire ça….L’exercice physique, ça ne fait pas maigrir. C’est maintenant clairement établi par la communauté scientifique. C’est MÉGA important pour la santé globale, le bien-être et très très aidant pour ne pas reprendre le poids perdu, mais ça ne fait pas maigrir. Donc, inutile de calculer le nombre de calories que tu aurais théoriquement mangé en trop et aller les suer au gym, ça ne fonctionne pas. En plus, comment calculer cela? Les applications et gadgets sont des formules approximatives, et bonne chan pour savoir le nombre de calories dont tu as besoin réellement vs ce que tu as « mangé en trop » Anyways, on s’en fout tu. Profite de tes deux semaines de vacances pour faire autre chose que de jongler entre « trop manger-gros training-trop manger-j’ai pas le goût d’y aller ».

Mon truc : BOUGE! C’est certain. Mais ce conseil est bon à l’année. Peu importe ce que tu manges, et peu importe ton poids. Si tu te dis que tu vas compenser par le gym, cela ouvre la porte à un méchant débordement alimentaire (un peu comme le point 1), et entre toi et moi, on ne se sent pas bien quand on a vraiment trop manger. Peu importe si on va aller courir le lendemain.

5) Donne un petit coup de restriction la semaine avant Noël

C’est bien connu, tu vas prendre du poids pendant les Fêtes (jouons le jeu). Donc, prévoit la shot, et créer un déficit la semaine d’avant en mangeant de la verdure vinaigrette à part, et les livres que tu prendras à coup de tourtière pis de sauce vont ramener ton poids à ton point d’équilibre!  Ni vu, ni connu les fêtes! NON. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ton corps, ce n’est pas un compte de banque qui augmente et diminue sans conséquence. Chaque régime (même d’une semaine) laisse des traces. IL s’en souviendra. Et de reperdre ensuite (genre, le 4 janvier) sera de plus en plus difficile. Penses-y buddy.

Mon truc : Tu l’as deviné. Mange normalement la semaine… le  mois d’avant! Inclus des fruits et légumes frais, des sources de protéines variées, des grains entiers…comme le reste de l’année! L’assiette équilibrée, c’est ton meilleur allié!

 

En conclusion, tu l’as deviné : je te souhaite de vivre une période des Fêtes sans l’ombre de l’obsession de la perte de poids. Demeure équilibré (e) dans tes quantités, simplement parce qu’on ne se sent pas bien trop bourré. Non, je n’ai pas de guide de portions à te proposer. Parce que je ne suis pas toi, je ne connais pas tes signaux corporels et tes goûts. C’est à toi de faire ce travail d’auto-observation. Fais-toi confiance!

Joyeux temps des fêtes!!!

Image: https://www.express.co.uk/life-style/life/745175/lucy-meklenburgh-towie-exercise-fitness
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La face cachée des régimes-Partie 2

Maintenant que vous vous êtes reconnues, rire jaune en prime, dans notre article sur La face cachée des régimes, vous vous dites : c’est bien beau tout ça, mais comment on s’en sort?

1) Phase de constatation :
Il est important d’INTÉGRER complètement que les régimes, ça ne vous convient plus. Prenez conscience dès maintenant, LÀ, que vous voulez autre chose pour vous. Vous restreindre, calculer, ressentir de la culpabilité en lien avec votre alimentation…non, ce n’est plus le genre de vie que vous désirez. Répétez-le souvent, aussi souvent qu’il le faudra. Prenez conscience de tous le temps (en heures!) que vous récupériez si vous cessiez de constamment penser à la bouffe…ouf, vous en auriez du temps!!

2) Qu’est-ce-que je veux?
Maintenant…quelle relation avec la nourriture désirez-vous? Quel rapport avec votre corps méritez-vous? On entend souvent des gens qui, bien qu’ils ne soient pas engagés dans un régime bien établi, « font attention » à ce qu’ils mangent. Mais attention à quoi? La nourriture est-elle rendue à ce point un ennemi? Pourquoi vous confondre en excuse lorsque vous avouer, mi gêné, aimer le pain et les pâtes? Faut-il avoir honte de nos goûts?
N’auriez-vous donc pas envie, enfin, de manger de tout, dans le respect de VOS limites-pas de celles d’un livre ou d’une personne quelconque? Vous n’êtes pas tanné de détester ce corps qui vous permet pourtant de réaliser plein de belles choses? Vous traiter avec auto-dérision…est-ce vraiment cela « vivre sa vie pleinement »?
3) Oui mais….je veux VRAIMENT perdre du poids
C’est clair, et on comprends. Mais, chaque chose en son temps. Lorsque cela fait des années que vous jouez avec votre corps en lui imposant de nouvelles façons de manger, n’est-il pas normal qu’il vous demande un peu de répit, histoire de réaliser que la famine, C’EST FINI! Laissez-vous une chance! Lorsque nous privons notre corps, ou lorsque nous mangeons n’importe quoi, n’importe quand (phase de laisser aller parce que de toute façon, vous ne perdez pas de poids), celui-ci mets en branle plusieurs mécanismes internes dont vous ne connaissez même pas l’existence afin de conserver le peu d’énergie qu’il lui reste. Avant qu’il se dise : c’est bon, tu peux laisser aller ces kilos émotifs, cela va lui prendre du temps. C’est plate (très plate), mais c’est comme ça. Vous devez impérativement réaliser que la perte de poids sans régime, quand vous en avez fait toute votre vie, ça n’arrivera pas en claquant des doigts. C’est lent. Lentement mais sûrement.

 

OK…mais comment apprendre à faire cela? Après toutes ces années…

Réaliser que c’en est assez : check
Reformulez ce que vous voulez maintenant : check
Entreprendre une démarche globale afin de retrouver une relation saine avec les aliments et votre corps : en  cliquant ici, vous pourrez dire check
Chez Nutri Sans Chichi, notre mission est d’aider les gens à se débarrasser de leur culpabilité alimentaire et à retrouver une relation saine avec la nourriture. Ceci représente une longue démarche à travers laquelle il faut généralement débuter par éloigner de notre esprit toutes les règles alimentaires qu’on a apprises et auxquelles on croit encore. Plus de plan alimentaire à suivre, pas de calcul des calories: on réapprend à manger selon ce que notre corps désire. C’est franchement déstabilisant et ça fait peur, les tentations à revenir vers une méthode seront probablement présentes, mais l’histoire de cet article se répétera; il faut donc apprendre à apprécier les résultats autres que pondéraux, qui sont souvent beaucoup plus intéressants.
La bonne nouvelle est que dans une approche visant à reprendre plaisir à manger en respectant ses signaux de faim et satiété et à respecter son corps, le poids perdu restera perdu puisque ce sera fait de la bonne façon…la vôtre.

 

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La face cachée des régimes-Partie 1

La face cachée des régimes-Partie 1

Hey toi! L’été arrive…es-tu prête? Je veux dire, as-tu ta shape de plage? Non?! Ok, je suis là pour t’aider. On va se faire un petit blitz avant l’été question que tu te sentes mieux dans ta peau.  Il n’y a que 5% des chances que tu maintiennes cette perte de poids sur le long terme, mais on s’en fout! C’est MAINTENANT l’été. Et puis avec le mariage de ta soeur qui s’en vient, pas le temps de niaiser, faut rentrer dans cette petite robe là! Alors, GO! On sort courir et on va récupérer avec un jus détoxxxxx!

Évidement, aucune compagnie, aucune personne vous aidant dans une démarche restrictive de perte de poids ne vous annonce que 95% des gens qui perdent du poids suite à un régime le reprendront dans les cinq années suivantes. Trop démoralisant.

Sans vouloir « vous péter la balloune », 100% des gens ne peuvent pas se trouver dans ce 5%…

Voici la face cachée des régimes :

  1. Je me mets au régime pour la première fois

Ah que le corps humain est bien fait! Du jour au lendemain BANG on diminue son apport alimentaire (on le prive); comment réagit-il? Non, non, non, messieurs, dames, il n’ira pas puiser à 100% dans ses réserves de graisses disgracieuses immédiatement. Il faut les conserver en cas de famine, ce sont des mines d’or d’énergie! Il va plutôt aller puiser un peu partout : glycogène (réserve de glucides, très aidante pour l’activité physique!), dans vos réserves hydriques et même dans votre masse musculaire. Eh oui! Vos précieux muscles! Et ce, peu importe votre apport en protéines. Résultat? Oui vous perdez du poids, mais pas seulement du gras. En prime, à force de puiser dans ses réserves pour maintenir son apport énergétique habituel, le corps S’EN RAPPELLE et ne répète pas la même erreur, d’où pourquoi c’est de plus en plus difficile de perdre du poids. Tenez-vous le pour dit : le premier régime est toujours le plus « facile »…

 

  1. Je perds du poids : l’illusion du pur bonheur!

Sensation d’euphorie. Vous pouvez tout faire.  «Je me sens super assidue et en contrôle. Je me rapproche de mon but ultime : ça en vaut la privation. Quand j’aurai atteint mon objectif, je serai tellement heureuse! Puis je me ferai plaisir par-ci et par-là. Mais je résiste jusqu’à mon objectif initial de perte de poids! Ensuite, je vais me permettre des écarts lors des événements sociaux…” Le fait d’entreprendre une démarche de perte de poids « sans écart » (nutritionnel) est non seulement annonceur d’échec à coup sûr-quelle serait une vie sans plaisir alimentaire!- mais il ne faut pas non plus imaginer qu’une fois le poids perdu cette privation sera chose du passée! Vous perdez du poids? Ok, mais il faut conserver le même rythme en maintien…sans la motivation d’en perdre…

Quoi??? Il faut poursuivre toute la vie comme ça? OUI.

 

  1. Ah et puis, allez! Une petite gâterie!

«Ah bien là, je mérite un petit soir de triche (le fameux CHEAT) ou je ne fais pas attention. Je m’y remettrai demain, mais ce soir je décroche!» …Jusqu’à temps que l’exception d’un soir s’étire sur quelques jours.. Une mini perte de contrôle, tout d’un coup. Pourquoi? En vérité, votre corps a FAIM, votre mental a FAIM ÉGALEMENT. Penser constamment à son alimentation-et c’est ce qui se produit lorsqu’on est au régime, vous le savez et on le sait- est ultra exigeant sur le plan psychologique. On a envie de relâcher la soupape le temps d’une soirée…mais on a l’impression de ne pas avoir le droit. Le démon et l’ange se livrent un combat sans merci jusqu’à se qu’on engloutisse les aliments convoités à la va-vite, dans réellement en profiter.

«  Ouf… Je dois reprendre du début ☹ »

 

  1. J’ai repris mon poids : SHAME ON ME 

«C’est de ma faute, pourtant, c’était tellement simple (manger la même chose à tous les jours) j’avais trouvé la formule gagnante, mais je suis trop nulle pour rester assidue».

En plus d’être franchement nocif pour votre santé, ces pensées détériorent votre estime personnelle et vous font vivre un cocktail d’émotions négatives (culpabilité ,sentiment de ne pas être à la hauteur, de paresse, etc).

Puis le temps passe, vous oubliez. Quelques livres en plus, vous n’êtes toujours pas bien dans votre relation avec la nourriture et ne savez plus ce qu’on « peut » et ce qu’on « ne peut pas »  manger . Vos regardez vos vêtements (de toutes les tailles) avec une sensation de vide. Vous ne vous aimez pas.

Et là, l’étincelle surgit : vous devez vous prioriser! Vous devez perdre du poids! Et tout à coup survient le souvenir où c’était tellement merveilleux suivre un régime!

 

Rédigé par Geneviève Brien et Stéphanie Thibault, Dt.P

Nutrisanschichi.com

Photo: http://womanista.com/wellness/2014/11/16/what-your-scale-is-actually-telling-you/
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“Moi je mange santé”…pourquoi ça ne veut RIEN dire!

« Moi je mange santé » est assurément une des phrases qu’on me dit le plus souvent dans une semaine. Et j’aime toujours écouter la justification qui suit cette affirmation…qui varie tellement d’une personne à l’autre c’en est assez étonnant ! Au risque de vous ébranler un peu (je m’excuse), je dois vous faire une confidence…je trouve que cette phrase ne veut rien dire. Voici pourquoi :

1) Il n’y a même pas de consensus entre les experts !

Et tout d’abord, QUI sont les experts ? Les nutritionnistes ? Les médecins ? Les chercheurs ? Je n’en suis pas certaine moi-même ! Quoi qu’il en soit, certains imminents chercheurs sont par exemple, « anti-lait » et d’autres trouvent que c’est un aliment vraiment intéressant. Selon le domaine de recherche (la nutrition « conventionnelle », ou holistique, la naturothérapie, la biochimie etc ), la définition de « manger santé » prend une toute nouvelle tournure.

2) Les grands coupables changent aux décennies !

Dans les années ’80, on fuyait le gras comme la peste, responsable des maladies cardiovasculaires, du « cholestérol » et autres problèmes de santé chroniques. Exit les œufs, le beurre et le fromage entier…bonjour la margarine et les produits allégés. Et maintenant ? C’est un quasi retour à la case départ ! On commence à bouder la margarine, qu’on trouve trop transformée, on adoooore les produits du terroir, qui sont assez riches merci, et on a tendance à arroser très généreusement nos mets d’huile d’olive, vantée pour ses mérites sur la santé du cœur. Maintenant, il semblerait que ce soit le sucre le grand coupable, disent les études. La nutrition est une science. Qui dit « science » dit « découvertes », ce qui peut être assez difficile à suivre en tant que consommateur !

3) « Manger santé »…une question de mode ?!

Une nutritionniste ou un médecin a l’apparence ordinaire qui parle de nutrition, ça va. Mais quand il s’agit d’un athlète ou d’une actrice de belle apparence, attention ! Le consommateur aime ça ! Il VEUT entendre ce qu’il ou elle a à dire et veut manger le produit vanté ou carrément adopter le régime alimentaire de ce dernier !

C’est bien connu: en vente au détail, on achète le vendeur…et bien en nutrition on achète le « vendeur » aussi, tant qu’il nous inspire confiance…C’est triste, car très souvent, il s’agit de leur expérience personnelle ou pire, de pur marketing. ET on aime ça !!

On veut leur ressembler alors on se met à manger de l’huile de coco, à faire nos germinations, à boycotter le pain et à jeûner jusqu’à midi. (En passant, ceci ne sont que des exemples). Que va-t-on nous vanter demain ? Ou plutôt QUI va le faire ? Fort à parier que nous allons troquer nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui pour ce nouveau courant, qui est, j’ajouterais, rarement influencé par les études citées au point 2 😉

 

4) Et c’est « on ne peut plus » subjectif !

Pour certains, manger selon le guide alimentaire Canadien veut dire manger santé. Pour d’autres, juste d’entendre ce nom et ils s’esclaffent de rire. Poser la question autour de vous, vous serez étonné de l’hétérogénéité des réponses !

Nos grands-mères supportent encore l’idée que de « bien manger » veut dire manger beaucoup (ça fait des enfants forts !). Et j’entendais pas plus tard que la semaine dernière une homme à l’épicerie convaincre son enfant de troquer les smarties pour des régisses parce que « ça ne contient pas de gras »…

Vous avez dit subjectif ?!!!

5) On ne s’attarde qu’aux aliments, on oublie la personne qui les mange

LE point que j’aimerais que vous reteniez. Manger santé, peu importe la définition qu’on lui prête porte souvent exclusivement sur les aliments. Mais cela devrait comporter « l’acte de manger » dans sa globalité, avec les rituels associés aux repas, le respect des signaux du corps du mangeur, la relation avec les aliments de celui-ci, etc. Manger santé, à mon avis, est effectivement subjectif selon les expériences et goûts de chacun. De plus en plus, manger santé s’apparente à un dogme et s’approche dangereusement de l’obsession (à ce sujet, petit détour par ici).

Qu’est-ce-qu’on fait avec ça ?

Nous devrions accorder davantage de temps et d’énergie à cuisiner et à déguster dans une ambiance agréable, retravailler l’écoute de notre corps (quel est mon niveau de faim aujourd’hui ? de quoi ai-je envie réellement ?) plutôt que de s’en remettre uniquement à autrui. Parce qu’après tout, votre corps veut se nourrir adéquatement, n’ayez crainte ! Il connaît ce dont il a besoin. Mangeons varié, moins transformé, et ÇA, mesdames et messieurs, c’est déjà un méchant point de départ !

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Doit-on tout calculer pour bien performer en course à pied?

J’ai été étonnée de constater que ma meilleure performance lors d’un 21 kilomètres de course est également celui qui s’est déroulé dans les pires conditions. Début octobre, -5 degrés, retard de plus d’une heure sur le départ puisqu’il y a trop de brouillard et l’attente se fait à l’extérieur sous un chapiteau. Résultat : en plus d’être congelée, mon «plan nutritionnel» n’est plus autant efficace étant donné le délai. Je me rappelle d’ailleurs avoir eu faim pendant le trajet. Croyez-le ou non, j’ai battu mon meilleurs temps de plus de 8 minutes!

Ce que je désire vous parler aujourd’hui, c’est mon opinion quant à l’énergie et la minutie qu’on doit avoir en tant que sportif d’endurance vis-à-vis le contenu de notre assiette. Bien entendu, il y a des aliments à éviter avant une activité sportive, et d’autres à prioriser à la suite de celle-ci. Qui dit performance, dit planification et oui, peut dire précision. On veut assez de glucides (au moins 50%!) pour avoir un maximum d’énergie, peut-être même 70% les jours précédant un évènement. On veut également beaucoup d’eau, parce que la déshydratation nuit à la performance, c’est prouvé t’sais. Les fibres et le gras, tant qu’à eux, sont à éviter avant un effort prolongé, car ce n’est pas le temps d’avoir des inconforts intestinaux ou des reflux gastriques!

PAR CONTRE, il vous est peut-être déjà arrivé d’être invité pour un souper la veille d’un entrainement, ou vous n’avez pas pu contrôler ce qui se trouvait dans vos assiettes. Peut-être avez-vous été surpris d’avoir tout de même eu une belle performance le lendemain matin?

Pour avoir couru plusieurs demi-marathons et avec l’exemple dont je vous ai donné, on va se le dire; c’est plus entre nos deux oreilles que la game se joue. À noter ici que ne suis pas du tout une athlète élite mais je le fais plutôt par plaisir, donc je m’adresse en grande partie à monsieur-madame tout le monde.

Ainsi, je crois fortement qu’on doit absolument être dans un état de bien être psychologique, non seulement le jour de l’activité physique en question, mais lors de nos entrainements. Selon moi, ce n’est pas en calculant tout ce qu’on mange au gramme près et en s’interdisant plusieurs aliments qu’on crée ce bien être, bien au contraire! Cela ne s’arrête pas non plus au fameux samedi soir, ce seul et unique moment où on se permet de «tricher». Ces moments de plaisirs doivent être spontanés, positifs, et ne doivent pas être compensés. C’est cliché, mais la modération à bien meilleur goût…

En tant que professionnelle, il est de mon devoir lors de mon évaluation nutritionnelle, de cibler les enjeux de mon client, afin de juger de la pertinence de la justesse de mes conseils. Parfois (mais pas tout le temps!), la notion de troubles du comportement alimentaires et de sport peuvent être liés et dans ce cas les conseils doivent être modifiés de sorte à ce qu’ils ne contribuent pas à cette problématique.

Voici quelques situations qui pourraient sous-entendre une relation problématique entre le sport et la nourriture :

-Vous prévoyez une plus longue course, ou vous dépensez volontairement plus de calories la journée dont vous avez un souper plus copieux de planifié

-Votre pesée matinale influence la distance ou la durée de votre exercice physique

-Vous vous offrez une récompense alimentaire chaque fois que vous accomplissez un nouvel exploit sportif

-Vous croyez profondément que vous êtes (ou serez) plus performant lors de l’atteinte d’un poids précis

-Vous êtes angoissés si vous devez déroger de votre plan alimentaire

-Vous vous entrainez même lorsque vous êtes énormément fatigués ou encore que vous êtes blessés

Sur ce, bonne course!

Rédigé par Geneviève P. Brien, DtP

Nutritionniste chez Nutri Sans Chichi

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Courir pour “brûler” les calories de surplus…WHATTT?!!

Aujourd’hui la nutritionniste idéaliste en moi décide de confronter une publication ayant eu 30 000 «j’aime» et 62 000 partages.

Beaucoup plus de gens souffrent d’un trouble alimentaire qu’on le croit. En un sens, cette publication encourage les comportements compensatoires. Les quoi? Oui, plusieurs personnes, suite à un «excès» (qu’il soit réel ou pas) vont aller courir de sorte à compenser ce qu’ils ont ingéré. D’autres ne mangent plus pendant des heures pour «compenser» ce surplus de calories.

Sans nécessairement souffrir d’un trouble alimentaire, « allo » le sentiment de culpabilité généré chez beaucoup de gens qui ont consommé des aliments plaisir sans être allés courir après! Bien joué… comme si on devait aller courir notre vie chaque fois qu’on fait plaisir à nos papilles gustatives de sorte à ce qu’on se sente mieux dans son corps… Et on nous fait croire que c’est pour la santé (soupir…).

Ce qui est également choquant de cette publication, c’est que tous les aliments présentés sont des aliments que la population générale qualifie de mauvais. Oui, il y a des aliments de meilleure qualité nutritionnelle que d’autres, j’en conviens. Il y a tout de même un principe de base à retenir: si je m’écoute et que je respecte mes signaux de faim et satiété, alors mon corps (et surtout ma tête!!) maintiendra son harmonie. Ce n’est pas vrai qu’on aura envie uniquement d’aliments transformés…notre corps connaît ses besoins. Pas besoin de se fier uniquement à notre tête et tous les principes diététiques entendus pour « bien manger ». Il y a une grande partie « naturelle » dans ce processus ancré en nous depuis des siècles!

Permettez-moi un petit bémol. Trop «bien» manger ne rime pas avec minceur assurée. Un smoothie avocat-triple blanc d’œuf-yogourt grec-banane-chia-kale-jus d’acai et tout le tralala peut facilement atteindre 700 calories (et la course qui vient avec si on veut le voir ainsi). Consommé juste parce que c’est santé et que c’est in peut tout aussi bien représenter un excès. (À ce sujet, jetez un coup d’œil à l’article : 5 faux pas nutritionnels courants). Il faut se rappeler qu’une calorie fournit de l’énergie à notre corps et est nécessaire à son bon fonctionnement. Il est totalement absurde de soutenir que chaque calorie ingérée doive être « brûlée ».

Bref, revenons à notre image choc qui en a fait réagir plus d’un. Je suis consciente que n’affecte pas tout le monde. Par contre, sur le million et quelque de gens qui suivent la personne qui a partagé ces images, ça a dû en blesser des centaines et ça ancre encore une fois le principe de culpabilité alimentaire qui peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé mentale…et même physique.

Écrit par Geneviève P. Brien et Stéphanie Thibault

Nutritionnistes chez Nutri Sans Chichi

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La désinformation en nutrition…quel casse-tête!

Cela fait un bon moment que nous avions envie d’écrire sur le sujet. Mais il s’agit d’un sujet qui comporte tellement de ramifications et qui, on l’avoue, nous tient tellement à cœur (trop?) que nous repoussions le moment de l’affronter. Today is the day!

La désinformation en nutrition, c’est-à-dire toute la bouillie d’infos contradictoires qui circulent sur le net, dans les livres grand public d’auteurs peu crédibles, de notre 3e voisin qui s’est miraculeusement guéri du cancer par une plante, etc. Colossal n’est-ce-pas? Et, à notre humble avis, certainement l’une des causes majeures des problématiques de poids et de troubles alimentaires.

Voici pourquoi, en 5 points :

1) Nous sommes naturellement attirés vers les personnes de belle apparence ou les témoignages touchants qui nous ramènent à nous

Des comédiens (on répète : COMÉDIENS) qui ont trouvé le St-Graal alimentaire? LA façon de repousser la maladie et de mincir? Désolée, mais non. Parce que premièrement, il n’y a pas UNE réponse unique et deuxièmement, la formule de l’un n’est pas applicable à tous.

Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’une personne accomplit des exploits sportifs, qu’elle a une apparence physique dont vous rêvez et qu’elle est populaire qu’elle puisse donner des conseils nutritionnels à la population. Vous inspirez à mieux vous alimenter? Tant mieux! Mais de grâce, restons-en là.

2) Tous les lecteurs n’ont pas reçu une formation universitaire scientifique

Et quand on voit à quel débit les « études » sur des sujets aussi sérieux que l’autisme, le cancer, l’obésité et autres circulent, ça devient un problème d’envergure. Maintenant, n’importe qui peut faire des recherches dans les moteurs de recherche scientifiques (du type Pub Med) et tirer des conclusions sans, malheureusement, avoir le bagage de connaissances pour le faire. UNE étude ne veut rien dire.

Il y a certainement une étude qui stipule que les personnes qui se lèvent à 5h le matin et qui prennent un café double crème ont des meilleurs résultats en maths. Un non-sens, n’est-ce pas?! Alors les études prises de manière isolée/ réalisées sur un petit nombre de personnes/ servant les intérêts d’un groupe NE SONT PAS des bonnes sources. Malheureusement, des journaux avec pourtant une solide réputation font quotidiennement référence à de telles études. Pour faire réagir la population? Possiblement.

Avant d’émettre des nouvelles recommandations, plusieurs experts dans le domaine doivent compiler des dizaines, voire des centaines d’études qui vont dans le même sens et en vérifier la validité. On répète : UNE étude, surtout lorsqu’elle est servie au grand public, ne doit pas vous faire sauter aux conclusions.

3) On aime se faire confirmer nos propres opinions personnelles.

Vous trouvez étrange que les adultes « soient les seuls mammifères à boire du lait d’un autre mammifère »? (phrase de l’heure). Eh bien parions qu’à chaque fois que vous lirez un article qui met en garde la population contre le lait de vache et ce, PEU IMPORTE LA VALIDITÉ SCIENTIFIQUE DE CELUI-CI, vous le publierez sur votre fil d’actualité avec un petit commentaire du genre « Je le savais! ». C’est normal, l’humain aime avoir raison. L’intuition n’est malheureusement pas une science et le biais du lecteur est une entrave à la crédibilité de l’information vulgarisée. Ce qui veut dire que les « études » lues sur un site pro-quelques chose ou anti-autre chose ne sont peut-être pas réellement crédibles, qu’en dites-vous?

4) Certaines sources d’informations ont pourtant l’air teeeellllleeemment santé…

Certains magasins ou épiceries sont qualifiés «santé». Toutefois, ce n’est pas parce qu’un magasin vend des produits naturels, biologiques, et santé que tout ce qu’on y retrouve est adéquat et approprié pour vous.

Par exemple, malgré sa belle réputation, une épicerie peut encourager l’industrie de la minceur en encourageant la consommation de produits pouvant avoir des effets secondaires, non seulement sur le plan physiologique, mais sur le plan psychologique. Un exemple? Lorsqu’une de ces boutiques ose offrir gratuitement un coupe-faim (à l’achat d’un certain montant), vous croirez que le produit est sain et que c’est naturel de l’utiliser (histoire vraie, survenue l’an dernier!!).

C’est d’inciter les gens à se questionner sur leur apparence, d’encourager une perte de poids non naturelle et viable et de nuire à la relation qu’ils ont avec leur propre corps en interférant à leurs signaux de faim et satiété. Lorsque nous stipulions d’entrée de jeu que la désinformation encourage les problématiques du poids et des troubles alimentaires….

5) On ne sait plus où donner de la tête…

Finalement, avec toutes ces infos qui circulent, comment trier le vrai du faux? Ce qui s’applique à nous ou pas? Il est normal de prendre un peu de tout ce qui passe quand nous naviguons dans une bouillie d’informations qui se contredit et qui change aux décennies. Le beurre ou la margarine? L’oeuf, on peut en manger ou pas?? Souvent, rien n’est noir ou blanc. Repérez des sources crédibles qui ont fait le travail d’analyse de la crédibilité scientifique pour nous (merci à eux) et tenez-vous à jour.

Ah oui!! Un point 6!

6) La nutrition, c’est passionnant! Et tout le monde mange!!

Donneriez-vous un conseil en réadaptation physique? Probablement pas, à moins que vous ayez vous-mêmes eu recours à un professionnel en réadaptation physique. Pourtant, Pierre- Jean-Jacques ne se gêne pas pour donner leur opinion sur la nutrition…pourquoi? Parce que tout le monde mange! Donc on a chacun une expérience. Et c’est bien!! Mais rappelons-nous que l’expérience n’est pas une science.

À ce sujet, nous nous permettons de vous mettre en garde envers différentes personnes qui s’auto-clament « professionnels » de la nutrition en ayant suivi une formation NON RECONNUE sur le plan scientifique. Eh oui, vous avez pleins d’exemples en tête et nous aussi. Malgré toute la bonne volonté de vouloir vous aider à atteindre vos objectifs, il faut garder en tête que ce n’est pas parce qu’une personne a suivi quelques cours (parfois en ligne!) ici et là sur la nutrition qu’elle devienne une référence en la matière. Souvent, ces personnes vous aideront à perdre du poids mais vous le reprendrez pour la simple et bonne raison que les changements proposés seront drastiques, non compatibles avec votre vraie nature et tout simplement insupportables à long terme.

Voici des exemples de sites web intéressants et crédibles en matière de nutrition générale :

En conclusion, soyez vigilants non seulement à ce que vous entendez ou ce que vous lisez, mais faites attention aux informations que vous pouvez propager sans le vouloir. Ne vous laissez pas avoir par une publicité attrayante et prenez le temps des lire les petites lignes. Prenez un recul vis-à-vis la panoplie de conseils alimentaires et écoutez votre corps, celui qui est le mieux placé pour répondre à certains de vos questionnements.

Rédigé par Stéphanie Thibault, DtP et Geneviève P.Brien, DtP

Nutri Sans Chichi