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Retrouver son corps après la grossesse : ça presse!

On l’a assez dit et constaté : la pression envers les femmes à avoir le corps idéal (mince, un peu musclé mais pas trop, gros seins, fesses rebondies, ouf) est assez forte. On va jusqu’à viser les femmes enceintes, du début de la grossesse (lire article ici) jusqu’à quelques semaines après l’accouchement. Vous avez probablement remarqué cette tendance sur les réseaux sociaux, le «avant-après» accouchement, ou certaines affichent fièrement le nombre de temps nécessaire pour avoir «retrouvé» leur shape. Les femmes qui perdent du poids rapidement cumulent les mentions « j’aime » et sont citées en exemple.

Sans parler des publications choc pour « Retrouver son corps »… Mais…son corps, on ne l’a pas perdu, il est bien là, mais différent.

Tout d’abord, toutes celles qui ont accouché connaissent les montagnes russes émotionnelles suivant cette période. Oui on aime bébé, on l’adore, mais c’est parfois difficile. S’imposer de la pression à perdre du poids, en plus? Ce n’est pas s’aider.

« Oui mais ça va m’aider à me sentir plus belle ». Effectivement! C’est bien vrai qu’on s’est déjà sentie plus « femme » que 2 semaine en post-partum (tape virtuelle sur l’épaule). MAIS…déjà que la perte de poids est difficile en conditions gagnantes, tu ne crois pas que d’attendre que la routine avec bébé soit mieux établie consiste en un meilleur moment? On jase là.

 

Le cas de l’entrainement

Ce qui est vraiment génial de nos jours, c’est la multitude de services offerts pour sortir les mamans de chez elles en post-partum! Non seulement on peut jaser couches et cernes avec d’autres aussi pire que nous, mais souvent on peut bouger un peu sans avoir peur du jugement. Par contre, certaines femmes en font trop, et s’entraînent plus que jamais pour perdre un maximum de poids avant, par exemple, le retour au travail. Armées de leur montre intelligente qui calcule la moindre calorie dépensée, elles tiennent un agenda de ministre côté entraînement, par obligation. Mais attention : on ne s’adresse pas à celles qui ont du fun! Celles-là, c’est super! Mais certaines croient qu’elles n’ont “pas le choix” de perdre, et vite, le petit mou de ventre témoignant de leur grossesse. C’est direct et plate, mais la petite partie du ventre «flasque» ne partira peut-être pas : ça vient avec le fait d’avoir fondé une famille.

Alors l’entraînement, oui, mais pour le fun et le social de mamans!

 

Celles qui allaitent dans tout ça?

Il est important de se rappeler qu’une restriction énergétique trop importante chez une maman qui allaite peut nuire à sa production de lait. L’apport énergétique nécessaire chez la femme qui donne le sein est d’ailleurs considérablement plus élevé. On a faim et il faut manger!

Malheureusement, on entend parfois même que l’allaitement est le meilleur moyen de perdre son poids de grossesse… l’allaitement comme seul objectif d’agir comme une pilule miracle : c’est triste.

Que penser de celles qui perdent du poids naturellement sans se restreindre?

Il faut noter que ce n’est pas parce qu’une nouvelle maman retrouve son poids d’avant grossesse rapidement que c’est intentionnel ou qu’elle se restreint. Chaque femme est différente, a un métabolisme différent, une composante héréditaire différente et le poids de chacune ne constitue pas automatiquement le cumulatif de ses « efforts ». Oui, oui, dans ce cas, il est normal d’envier ces « chanceuses ». 😉

Il y a un « problème » quand il y a détresse. Ce qui est généralement le cas quand plusieurs actions (voire le quotidien) sont faites dans l’unique but de perdre du poids : entraînement intense, privation calorique, gestion de la nourriture, culpabilité d’avoir mangé… etc. Certaines femmes peuvent développer une préoccupation excessive par rapport au poids et/ou à la nourriture, voir un trouble du comportement alimentaire : dans ce cas, il est pertinent de consulter une nutritionniste et/ou un psychologue.

 

Pour terminer, rappelons que les commentaires par rapport au poids ne sont JAMAIS pertinents. Avant, pendant, ou après bébé 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le “bodyshaming”: il faut que ça cesse!

La grossophobie, ou encore le fatshaming, en anglais, est un problème sérieux de notre société qui consiste à porter un jugement – voire attaquer ou dénigrer- une personne en surpoids.

Ces jugements crus et dégradants populaires peuvent être par exemple :

«C’est clair qu’elle doit toujours manger du fast food»

«Elle n’a aucune volonté»

«Pouahhhhh regarde la grosse qui court!»

 

Certaines personnes le pensent tout bas. D’autres le disent tout haut. Nul besoin de mentionner que de tels propos sont non seulement humiliants et discriminatoires, mais ils peuvent même nuirent à l’adoption de saines habitudes chez certaines personnes. Sortir bouger à l’extérieur, affronter les regards et les jugements; ça ne tente à personne.

Dénigrer les personnes obèses, c’est même inculqué à travers les films : la fille maladroite, drôle; le «clown» est fréquemment une femme en surpoids. Sans oublier que cette personne-là finie seule… bonjour la stigmatisation! Je trouve ça inacceptable et quasi archaïque comme façon de présenter les choses. Il est temps que cela change!

Et les « minces » dans tout ça?

Cela peut vous paraître étonnant, même absurde, mais certaines personnes jugent, dénigrent et ridiculisent intérieurement les personnes minces.

 «Elle n’a pas le droit de se plaindre, la p’tite mince, c’est clair que sa vie va bien»

«Elle doit être anorexique!»

« Elle est peut-être belle, mais elle doit juste avoir ça dans la vie. Elle ne doit pas être ben ben brillante »

 

La société prône la minceur (lire maigreur), nous le savons tous. On doit bien se comprendre : il y a é-nor-mé-ment moins de préjugés ou d’intimation vis-à-vis les personnes minces; et le but de cet article n’est pas de plaindre celles-ci! Par contre, encore ici, le fait de voir la personne seulement à travers ses « lunettes » de jugement , c’est triste. Peu importe le poids ou la forme du corps de celle-ci. Tenir des propos tel que ceux mentionnés ci-haut est discriminatoire et cela renforce la croyance que le poids y est pour quelque chose dans la valeur ou le bien-être d’une personne.

La souffrance d’une personne ne se mesure pas par son nombre de livres à perdre… ou même à gagner. La santé mentale, la maladie, un trouble alimentaire, ça ne se représente pas par une morphologie X.

Poussons l’exercice en imaginant deux nutritionnistes ou deux entraîneurs…deux « portes-parole » de la santé!

 

La nutritionniste en surpoids :

« Comment veux-tu qu’elle m’aide si elle-même elle est grosse. »

« Franchement, elle qui devrait faire attention, car elle représente la santé. C’est désolant »

 

La nutritionniste mince :

« Elle doit juste manger de la salade.»

« Elle ne pourra jamais comprendre ma situation, elle n’a jamais eu de problème de poids ».

 

Voilà. On ne s’en sort pas. Alors je vous donne un défi : la prochaine fois que vous rencontrez une nouvelle personne…relevez les yeux. Regardez son visage. Son corps : on s’en contre-fiche!

 

Crédit photo: https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=lvQxaye6&id=30464DCD92A80AE2F89C487BDB63847E1262BEDF&thid=OIP.lvQxaye6BmM8DRehWFLdWwHaEK&q=fatshaming&simid=608038187383262960&selectedIndex=0&ajaxhist=0

 

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Tout ce que ta balance ne te dit pas!

Chaque fois que tu te pèses, c’est pareil. Un lot d’émotions te conquit : angoisse, fébrilité, espoir, peur….et le verdict tombe. Parfois, tu es satisfaite, ou au moins soulagée. D’autres fois, tu es anéantie, tout comme le reste de ta journée, si ce n’est pas carrément ta semaine.

La balance a tranché : + 1,4 livre. Tu as pris du poids, malgré tous tes efforts. Tu ne comprends pas, tu as pourtant été ben « fine » cette semaine. HELP!

Ta fourchette de poids

Premièrement, quand ton poids fluctue de décimales, voire de 1-3 livres, on considère que c’est un poids stable. Oui, stable. Un poids stable correspond en fait à une fourchette de poids, qui varie d’une journée à l’autre, et même au courant de la journée. C’est pourquoi tu préfères te peser à jeûn, nue, le matin (ton plus maigre… n’oublie surtout pas d’enlever tes boucles d’oreilles!) et que tu te justifies quand le médecin ou la nutritionniste te pèse (« Ben je viens de manger un gros diner, ce n’est pas mon vrai poids tsé). Ton VRAI poids varie. Si tu es une femme, tu devines aisément qu’à une certaine période du mois, ça varie encore plus…c’est normal! Plutôt que de dire que tu pèses X, flirte avec ton intervalle de X-3 à X+3 lb…bon, assez les maths! Mais, tu saisis?

Les responsables des variations de poids

Tu veux une liste de tout ce qui fait bouger ton poids? Assieds-toi :

1)     Ta consommation d’eau. Avec un corps composé de 60 è 70 % d’eau, on comprendra que ça fluctue pas mal si tu bois trop ou pas assez 😉

2)     Ton apport en sodium (sel) -Le fameux lundi où tu as passé ta fin de semaine dans les restos….tu as pris du poids? Oui, tu retiens l’eau, à cause de ton apport élevé en sel. Même si tu as fait des choix « santé » du type poisson, légumes, riz. Tout est trop salé à l’extérieur.

3)     Ton apport en alcool

4)     Ton apport en glucides (pour comprendre en détail, lis ceci)

5)     La période du mois (nous, les chanceuses!)

6)     Ton exercice physique (si tu augmentes les exercices de musculation, tu prendras de la masse musculaire, ce qui fait augmenter le poids sur la balance.)

Toujours convaincue? Tu crois fermement que la balance est ta source de motivation?

Eh bien non, la balance ne motive pas. Elle te fait sentir fière de toi quand le chiffre descend, alors que tu devrais plutôt être fière des EFFORTS plutôt que du résultat. Tu manges bien, tu bouges, tu  dors suffisamment…rendue là, tu ne peux pas être responsable de la façon dont ton corps réagit. Tu dois connaitre une personne qui peut manger tout ce qu’elle veut sans prendre du poids. Non elle ne s’entraine pas à outrance : elle est juste « faite de même ». Parfois, c’est pas juste une question d’efforts, nous avons tout de même une composition héréditaire, un cheminement qui nous est propre, un long historique en terme d’habitudes de vie…ça ne s’efface pas la journée qu’on commence à manger de la salade pour le lunch. Ça prend du temps. Juste assez de temps pour que tu commences à t’énerver devant le chiffre qui ne descend pas assez vite sur la balance, que tu sois découragée, triste, que tu la garoches au bout de tes bras et qu’elle te « scrappe » une journée de plus…penses-y.

 

Maintenant, la question est : une balance, en as-tu vraiment besoin? (clin d’œil M. McSween)

 

 

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5 trucs pour prendre du poids dans le temps des fêtes!

1) Jeûne toute la journée en prévoyant te défoncer le soir! 

Le classique. Principe erroné se référant au calcul des calories. Tu te dis : » Si je mange trop ce soir, j’ai juste à moins manger dans la journée; comme ça, ça va revenir au même! » Tss Tss…ERRATUM.  En fait, la gestion du poids, c’est tellement plus complexe que cela. Ce qui est certain par contre, c’est qu’en pseudo jeûnant toute la journée, tu vas arrivez affamé(e) au souper de Noël et watch out les p’tites bouchées en pâte feuilletée…. Rapidement, tu consommeras l’équivalent de 2-3 gros repas en quelques heures.

Mon truc : Mange normalement toute la journée. Mange même une collation soutenante avant d’aller en visite; cela t’évitera d’être affamé(e )et de surmanger.

2) Dis-toi que tu vas manger ta vie une dernière fois et qu’à partir de janvier, tu vires végé

Non mais pourquoi se « casser l’bicycle » à se modérer quand anyways, tu vas changer de vie en janvier? Mon ami(e), laisse-moi te dire une chose. Les résolutions de janvier, c’est…comment dire…voué à l’échec, surtout lorsqu’elles impliquent de changer SIII radicalement. Améliorer un aspect ou deux de ton alimentation? OUI! Mais de virer vegan, t’initier au crossfit, arrêter l’alcool pis faire pousser tes germinations…c’est un peu too much. C’est vrai que c’est archi motivant de se dire qu’on va tout faire en même temps. Que toi, tu « es de même », que tu es soit noir, soit blanc. Mais…non. Tu es comme tout le monde et tu peux changer une chose ou deux à la fois. That’s it. Donc, 1er janvier : y’en aura pas d’miracle!

Mon truc : Mange ce qui te tente, sans te motiver à couper plus tard. Ce que tu mangeras (ou pas) en janvier n’a absolument rien à voir avec ton repas de fin décembre. Mange ce qui te plait, et rappelle-toi que tu pourras toujours en remanger les semaines à venir. Inutile de faire le plein, ce n’est pas la dernière fois que tu croiseras une tourtière!

3) Mange tout ce qu’on t’offre, sinon, TU ES IMPOLIE

Le point qui me dérange par-dessus tout. Quand on nous regarde avec des gros yeux parce qu’on ne veut pas goûter un énième canapé ou une gâterie de plus (qui nous tente même pas). On a tous des anecdotes de matante ou grand-maman qui ont popotté pendant des jours et nous font sentir coupables si on ne se bourre pas, comme si on ne faisait pas honneur à tous leurs efforts. Le fait est que tu n’es pas obligé (e) de manger de tout. Et si quelqu’un s’offusque de cela, c’est bien tant pis. Tu peux toujours en ramenez chez toi et en manger le lendemain.

Mon truc : Choisis les aliments dont tu as le plus envie, et complimente en masse son auteur. Comme ça, le fait que tu ne prends pas aveuglément un peu de tout passera mieux.

4) Dis-toi que tu vas compenser par le gym

HAHAHAHAHA.  Comment je pourrais bien te dire ça….L’exercice physique, ça ne fait pas maigrir. C’est maintenant clairement établi par la communauté scientifique. C’est MÉGA important pour la santé globale, le bien-être et très très aidant pour ne pas reprendre le poids perdu, mais ça ne fait pas maigrir. Donc, inutile de calculer le nombre de calories que tu aurais théoriquement mangé en trop et aller les suer au gym, ça ne fonctionne pas. En plus, comment calculer cela? Les applications et gadgets sont des formules approximatives, et bonne chan pour savoir le nombre de calories dont tu as besoin réellement vs ce que tu as « mangé en trop » Anyways, on s’en fout tu. Profite de tes deux semaines de vacances pour faire autre chose que de jongler entre « trop manger-gros training-trop manger-j’ai pas le goût d’y aller ».

Mon truc : BOUGE! C’est certain. Mais ce conseil est bon à l’année. Peu importe ce que tu manges, et peu importe ton poids. Si tu te dis que tu vas compenser par le gym, cela ouvre la porte à un méchant débordement alimentaire (un peu comme le point 1), et entre toi et moi, on ne se sent pas bien quand on a vraiment trop manger. Peu importe si on va aller courir le lendemain.

5) Donne un petit coup de restriction la semaine avant Noël

C’est bien connu, tu vas prendre du poids pendant les Fêtes (jouons le jeu). Donc, prévoit la shot, et créer un déficit la semaine d’avant en mangeant de la verdure vinaigrette à part, et les livres que tu prendras à coup de tourtière pis de sauce vont ramener ton poids à ton point d’équilibre!  Ni vu, ni connu les fêtes! NON. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ton corps, ce n’est pas un compte de banque qui augmente et diminue sans conséquence. Chaque régime (même d’une semaine) laisse des traces. IL s’en souviendra. Et de reperdre ensuite (genre, le 4 janvier) sera de plus en plus difficile. Penses-y buddy.

Mon truc : Tu l’as deviné. Mange normalement la semaine… le  mois d’avant! Inclus des fruits et légumes frais, des sources de protéines variées, des grains entiers…comme le reste de l’année! L’assiette équilibrée, c’est ton meilleur allié!

 

En conclusion, tu l’as deviné : je te souhaite de vivre une période des Fêtes sans l’ombre de l’obsession de la perte de poids. Demeure équilibré (e) dans tes quantités, simplement parce qu’on ne se sent pas bien trop bourré. Non, je n’ai pas de guide de portions à te proposer. Parce que je ne suis pas toi, je ne connais pas tes signaux corporels et tes goûts. C’est à toi de faire ce travail d’auto-observation. Fais-toi confiance!

Joyeux temps des fêtes!!!

Image: https://www.express.co.uk/life-style/life/745175/lucy-meklenburgh-towie-exercise-fitness
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La face cachée des régimes-Partie 2

Maintenant que vous vous êtes reconnues, rire jaune en prime, dans notre article sur La face cachée des régimes, vous vous dites : c’est bien beau tout ça, mais comment on s’en sort?

1) Phase de constatation :
Il est important d’INTÉGRER complètement que les régimes, ça ne vous convient plus. Prenez conscience dès maintenant, LÀ, que vous voulez autre chose pour vous. Vous restreindre, calculer, ressentir de la culpabilité en lien avec votre alimentation…non, ce n’est plus le genre de vie que vous désirez. Répétez-le souvent, aussi souvent qu’il le faudra. Prenez conscience de tous le temps (en heures!) que vous récupériez si vous cessiez de constamment penser à la bouffe…ouf, vous en auriez du temps!!

2) Qu’est-ce-que je veux?
Maintenant…quelle relation avec la nourriture désirez-vous? Quel rapport avec votre corps méritez-vous? On entend souvent des gens qui, bien qu’ils ne soient pas engagés dans un régime bien établi, « font attention » à ce qu’ils mangent. Mais attention à quoi? La nourriture est-elle rendue à ce point un ennemi? Pourquoi vous confondre en excuse lorsque vous avouer, mi gêné, aimer le pain et les pâtes? Faut-il avoir honte de nos goûts?
N’auriez-vous donc pas envie, enfin, de manger de tout, dans le respect de VOS limites-pas de celles d’un livre ou d’une personne quelconque? Vous n’êtes pas tanné de détester ce corps qui vous permet pourtant de réaliser plein de belles choses? Vous traiter avec auto-dérision…est-ce vraiment cela « vivre sa vie pleinement »?
3) Oui mais….je veux VRAIMENT perdre du poids
C’est clair, et on comprends. Mais, chaque chose en son temps. Lorsque cela fait des années que vous jouez avec votre corps en lui imposant de nouvelles façons de manger, n’est-il pas normal qu’il vous demande un peu de répit, histoire de réaliser que la famine, C’EST FINI! Laissez-vous une chance! Lorsque nous privons notre corps, ou lorsque nous mangeons n’importe quoi, n’importe quand (phase de laisser aller parce que de toute façon, vous ne perdez pas de poids), celui-ci mets en branle plusieurs mécanismes internes dont vous ne connaissez même pas l’existence afin de conserver le peu d’énergie qu’il lui reste. Avant qu’il se dise : c’est bon, tu peux laisser aller ces kilos émotifs, cela va lui prendre du temps. C’est plate (très plate), mais c’est comme ça. Vous devez impérativement réaliser que la perte de poids sans régime, quand vous en avez fait toute votre vie, ça n’arrivera pas en claquant des doigts. C’est lent. Lentement mais sûrement.

 

OK…mais comment apprendre à faire cela? Après toutes ces années…

Réaliser que c’en est assez : check
Reformulez ce que vous voulez maintenant : check
Entreprendre une démarche globale afin de retrouver une relation saine avec les aliments et votre corps : en  cliquant ici, vous pourrez dire check
Chez Nutri Sans Chichi, notre mission est d’aider les gens à se débarrasser de leur culpabilité alimentaire et à retrouver une relation saine avec la nourriture. Ceci représente une longue démarche à travers laquelle il faut généralement débuter par éloigner de notre esprit toutes les règles alimentaires qu’on a apprises et auxquelles on croit encore. Plus de plan alimentaire à suivre, pas de calcul des calories: on réapprend à manger selon ce que notre corps désire. C’est franchement déstabilisant et ça fait peur, les tentations à revenir vers une méthode seront probablement présentes, mais l’histoire de cet article se répétera; il faut donc apprendre à apprécier les résultats autres que pondéraux, qui sont souvent beaucoup plus intéressants.
La bonne nouvelle est que dans une approche visant à reprendre plaisir à manger en respectant ses signaux de faim et satiété et à respecter son corps, le poids perdu restera perdu puisque ce sera fait de la bonne façon…la vôtre.

 

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La face cachée des régimes-Partie 1

La face cachée des régimes-Partie 1

Hey toi! L’été arrive…es-tu prête? Je veux dire, as-tu ta shape de plage? Non?! Ok, je suis là pour t’aider. On va se faire un petit blitz avant l’été question que tu te sentes mieux dans ta peau.  Il n’y a que 5% des chances que tu maintiennes cette perte de poids sur le long terme, mais on s’en fout! C’est MAINTENANT l’été. Et puis avec le mariage de ta soeur qui s’en vient, pas le temps de niaiser, faut rentrer dans cette petite robe là! Alors, GO! On sort courir et on va récupérer avec un jus détoxxxxx!

Évidement, aucune compagnie, aucune personne vous aidant dans une démarche restrictive de perte de poids ne vous annonce que 95% des gens qui perdent du poids suite à un régime le reprendront dans les cinq années suivantes. Trop démoralisant.

Sans vouloir « vous péter la balloune », 100% des gens ne peuvent pas se trouver dans ce 5%…

Voici la face cachée des régimes :

  1. Je me mets au régime pour la première fois

Ah que le corps humain est bien fait! Du jour au lendemain BANG on diminue son apport alimentaire (on le prive); comment réagit-il? Non, non, non, messieurs, dames, il n’ira pas puiser à 100% dans ses réserves de graisses disgracieuses immédiatement. Il faut les conserver en cas de famine, ce sont des mines d’or d’énergie! Il va plutôt aller puiser un peu partout : glycogène (réserve de glucides, très aidante pour l’activité physique!), dans vos réserves hydriques et même dans votre masse musculaire. Eh oui! Vos précieux muscles! Et ce, peu importe votre apport en protéines. Résultat? Oui vous perdez du poids, mais pas seulement du gras. En prime, à force de puiser dans ses réserves pour maintenir son apport énergétique habituel, le corps S’EN RAPPELLE et ne répète pas la même erreur, d’où pourquoi c’est de plus en plus difficile de perdre du poids. Tenez-vous le pour dit : le premier régime est toujours le plus « facile »…

 

  1. Je perds du poids : l’illusion du pur bonheur!

Sensation d’euphorie. Vous pouvez tout faire.  «Je me sens super assidue et en contrôle. Je me rapproche de mon but ultime : ça en vaut la privation. Quand j’aurai atteint mon objectif, je serai tellement heureuse! Puis je me ferai plaisir par-ci et par-là. Mais je résiste jusqu’à mon objectif initial de perte de poids! Ensuite, je vais me permettre des écarts lors des événements sociaux…” Le fait d’entreprendre une démarche de perte de poids « sans écart » (nutritionnel) est non seulement annonceur d’échec à coup sûr-quelle serait une vie sans plaisir alimentaire!- mais il ne faut pas non plus imaginer qu’une fois le poids perdu cette privation sera chose du passée! Vous perdez du poids? Ok, mais il faut conserver le même rythme en maintien…sans la motivation d’en perdre…

Quoi??? Il faut poursuivre toute la vie comme ça? OUI.

 

  1. Ah et puis, allez! Une petite gâterie!

«Ah bien là, je mérite un petit soir de triche (le fameux CHEAT) ou je ne fais pas attention. Je m’y remettrai demain, mais ce soir je décroche!» …Jusqu’à temps que l’exception d’un soir s’étire sur quelques jours.. Une mini perte de contrôle, tout d’un coup. Pourquoi? En vérité, votre corps a FAIM, votre mental a FAIM ÉGALEMENT. Penser constamment à son alimentation-et c’est ce qui se produit lorsqu’on est au régime, vous le savez et on le sait- est ultra exigeant sur le plan psychologique. On a envie de relâcher la soupape le temps d’une soirée…mais on a l’impression de ne pas avoir le droit. Le démon et l’ange se livrent un combat sans merci jusqu’à se qu’on engloutisse les aliments convoités à la va-vite, dans réellement en profiter.

«  Ouf… Je dois reprendre du début ☹ »

 

  1. J’ai repris mon poids : SHAME ON ME 

«C’est de ma faute, pourtant, c’était tellement simple (manger la même chose à tous les jours) j’avais trouvé la formule gagnante, mais je suis trop nulle pour rester assidue».

En plus d’être franchement nocif pour votre santé, ces pensées détériorent votre estime personnelle et vous font vivre un cocktail d’émotions négatives (culpabilité ,sentiment de ne pas être à la hauteur, de paresse, etc).

Puis le temps passe, vous oubliez. Quelques livres en plus, vous n’êtes toujours pas bien dans votre relation avec la nourriture et ne savez plus ce qu’on « peut » et ce qu’on « ne peut pas »  manger . Vos regardez vos vêtements (de toutes les tailles) avec une sensation de vide. Vous ne vous aimez pas.

Et là, l’étincelle surgit : vous devez vous prioriser! Vous devez perdre du poids! Et tout à coup survient le souvenir où c’était tellement merveilleux suivre un régime!

 

Rédigé par Geneviève Brien et Stéphanie Thibault, Dt.P

Nutrisanschichi.com

Photo: http://womanista.com/wellness/2014/11/16/what-your-scale-is-actually-telling-you/
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Je veux faire tel sport, mais je n’ai pas la shape!

«J’aimerais pratiquer le crossfit, mais ma shape s’apparente plus à celle d’un coureur, ça ne fit pas». Ou à l’opposé : «Moi dans un club de course? Tout le monde vont se demander ce que je fais là!»

 

Dans  notre société, c’est qu’être bon dans ce qu’on fait ne suffit pas toujours : quand t’as la shape qui faut, là tu es un vrai! Vraiment, j’ai l’impression que cela est perçu de manière que ça augmente la crédibilité du sportif. La shape du coureur : le moins de gras possible, dans le but d’être léger et ne pas trainer trop de poids. Puis, la shape du crossfitter : musclé, mais pas à l’exagération, parce qu’il faut quand même être rapide aussi. Ouf. Cela laisse peu de place aux différences ne trouvez-vous pas?

Non, on ne peut pas complètement dissocier qu’une certaine composition corporelle augmentera les chances d’une meilleure performance, c’est évident. Si on veut lever plus lourd en haltérophilie, avoir une masse musculaire plus importante va assurément aider la chose. Mais aujourd’hui, ce principe est actuellement valorisé chez tout le monde.

Le mot de Gen

Je participe à des courses à pied organisées depuis trois ans. Les dossards sont généralement d’une différente couleur pour une différente distance. Dans l’attente du départ d’une course où tout le monde s’observe, j’y ai souvent entendu comme remarque vis-à-vis d’une personne plus ronde: «Wow, à ce poids-là, être capable de courir 21km!» ou encore «Si elle elle est capable, alors je n’ai pas d’excuses!». Se motiver selon ce qu’une personne en surpoids (ou parfois de poids adéquat!), vraiment? Rien de plus pertinent?

Bien entendu, l’alimentation est également associée au sport pratiqué; paléolithique est associé avec crossfit. Les gens utilisent l’alimentation comme moyen de parvenir à leurs fins au niveau de leur composition corporelle

On peut s’attendre d’un client qui rencontre une nutritionniste :

  • Nutritionniste : «quels sont vos objectifs en nutrition?»
  • Client : «Eh bien je vais courir le marathon cette année, alors je dois avoir un pourcentage de gras minimal»

Adorant la nutrition sportive, nul besoin à ce point de vous dire que ce n’est vraiment pas ce que je préconise! Pour arriver à une certaine composition corporelle exigée par un sport en question, on peut s’éloigner de notre identité alimentaire et en perdre le plaisir…. et peut-être bien la performance physique par le fait même!

Le mot de Steph

J’ai travaillé 5 ans en tant qu’instructrice de cours en groupe dans différents centres sportifs et municipalités. J’y ai d’ailleurs rencontré le père de mes enfants, à l’époque entraineur. Nous avions remarqué tous les deux un phénomène bien désolant : quand les nouveaux membres s’abonnaient au gym, ils voulaient TOUS (sans exception sincèrement!) avoir un rendez-vous avec le même entraineur, un gars SUPER musclé, à la Schwarzenegger, qui faisait des compétitions d’hommes musclé en petit maillots. J’étais abasourdie que même les hommes d’âge plus avancé voulaient être avec lui, ce jeunot qui n’avait pas atteint ses vingt ans. « Il a tellement l’air en forme!! », disaient-ils. Eh bien non, il ne l’était pas. Chaque mois, c’étaient des milliers de dollars qu’il dépensait en différents produits illicites afin « d’avoir l’air en forme » justement. Comme quoi l’habit ne fait pas le moine….ou plutôt la shape ne veut parfois rien dire.

Pour finir…

Récemment, on a aussi commencé à valoriser légèrement le «Ouais pis, elle peut courir même si elle est en surpoids» et on voit des couvertures de magazines avec des personnes de différentes formes corporelles expliquer leur histoire dans le but de combattre les préjugés. On veut encourager la diversité corporelle à travers le sport et c’est une excellente chose. Je me permets de rêver au moment où même lors des compétitions, nous aurons plus pertinent à dire que de commenter les cuisses de l’une ou le chest de l’autre.

Geneviève P. Brien et Stéphanie Thibault, Nutritionnistes

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Mommyrexie: une situation doublement inquiétante

La grossesse…certainement la période où le corps de la femme vit le plus de changement en si peu de temps! Certaines futures mamans se sentent resplendissantes, même sexy, et seraient enceintes toute leur vie! D’autres, moins chanceuses, n’apprécient guère ces 9 mois où elles se sentent devenir « baleine » et ont très hâte de mettre bébé au monde afin de retrouver leur taille. L’important, dit-on, est de faire de notre mieux pour rester en santé (physique et mentale) et d’essayer, au mieux, de profiter de ces 9 mois qui sont, après tout, le passage obligé vers la venue d’un petit miracle sur Terre .

Passons aux choses sérieuses. Sérieusement tristes et inquiétantes en fait. Le phénomène de « mommyrexie »; en avez-vous déjà entendu parler? Oui, c’est bien la combinaison de “maman” et “anorexie” (ouf, juste de l’écrire ça sonne bizarre).

Que font les « mommyrexiques » au juste?

  1. Elles s’imposent une restriction calorique afin de contrôler volontairement le gain pondéral
  2. Elles visent à ce que ledit gain de poids soit le plus petit possible de sorte à demeurer dans les “standards” de minceur.

En gros, on vise un gain de poids uniquement au niveau de la bedaine, nulle part ailleurs! Sur une photo de dos, ça ne doit surtout pas paraître. Mais hop on se retourne et c’est là qu’on peut y voir une minuscule bedaine, sous une couche d’abdominaux bien tonifiés, bien sûr. Comble de tout, que lit-on comme descriptif de la photo de la belle maman en tenue sportive?

« 37e semaine!!! »

Malheureusement, plusieurs personnes « aiment » ces photos et leur demande leur recette miracle! Ouf!

Les clés du soi-disant succès sont : la pratique d’activité sportive intensive dans le but de faire penser la balance énergétique vers le bas ainsi que la restriction calorique. Rappelons que ces critères se retrouvent également dans la liste diagnostique des troubles alimentaires… Une maladie mentale. On ne niaise pas avec cela et ça ne devrait certainement pas être cool.

Gagner du poids de manière très superflue, lorsqu’on est enceinte, est assurément un non-sens. On ne parle pas ici des premiers mois où la nausée l’emporte sur l’appétit, mais plutôt du corps de la femme sur le point d’accoucher. Le gain pondéral est nécessaire et fondamental pour le bien-être et la santé de maman et bébé. Plus la grossesse avance, plus le gain de poids doit augmenter. C’est normal et souhaitable.

 

« J’ai peur de la prise de poids! »

Prendre plusieurs kilos en 9 mois, ça peut faire peur. Mais attention! Il ne s’agit pas que de gras corporel! En fait, le gain de poids comprend : le foetus lui-même, l’utérus (qui doit obligatoirement grossir), le liquide amniotique, le placenta, l’augmentation du volume sanguin pour nourrir bébé, le développement des seins pour prévoir l’allaitement, et, oui, du gras. Vous en aurez besoin pour faire face aux nuits blanches 9 mois plus tard.

D’ailleurs, plus l’indice de masse corporelle d’une femme avant la grossesse est faible, plus le gain pondéral doit être important…Tristement, c’est dans cette catégorie de poids l’on observe majoritairement ce phénomène.

Ahhh les réseaux sociaux…

Les réseaux sociaux sont encore une fois à pointer du doigt dans l’émergence de ce phénomène. Déjà que plusieurs personnes se posent devant leur miroir, quasi-déshydratées, en petite tenue, pour témoigner de leur forme physique, maintenant certaines femmes enceintes le font. C’est inquiétant. Ça menace carrément la santé de bébé. Être active durant la grossesse est souhaitable, mais ce n’est pas le temps de faire les Crossfit Games…Ni de prendre des shakes douteux. Le fait « d’aimer » ces photos n’aide aucunement la maman, qui croit que c’est une bien bonne chose…

« Ma sœur, enceinte, ne prends pas beaucoup de poids…est-elle mommyrexique?! »

Pour terminer, il est important de discuter de ces exceptions à la règle, puisqu’il y en a toujours. Il existe des femmes franchement inquiètes par un gain pondéral qualifié d’insuffisant, celles-ci ayant bon appétit et une très bonne relation avec la nourriture. D’autres ont toujours été actives et ont, heureusement pour elles, assez d’énergie pour continuer à bouger lors de leur grossesse parce que ça leur fait du bien. Ainsi, il importe de ne pas juger quelqu’un uniquement par son poids, sa prise ou sa perte de poids, car cela ne reflète en aucun cas sa relation avec son corps et la nourriture. C’est ÇA, la diversité corporelle.

  1. NB. Pour les femmes ou l’image corporelle est déjà un enjeu ou ayant souffert d’un trouble du comportement alimentaire, la grossesse peut être source énorme d’angoisse et faire ressortir les vieux démons. Dans ces contextes, et surtout, afin d’éviter la rechute du trouble, un suivi en nutrition et/ou en psychologie s’avère plus que pertinent.

 

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Courir pour “brûler” les calories de surplus…WHATTT?!!

Aujourd’hui la nutritionniste idéaliste en moi décide de confronter une publication ayant eu 30 000 «j’aime» et 62 000 partages.

Beaucoup plus de gens souffrent d’un trouble alimentaire qu’on le croit. En un sens, cette publication encourage les comportements compensatoires. Les quoi? Oui, plusieurs personnes, suite à un «excès» (qu’il soit réel ou pas) vont aller courir de sorte à compenser ce qu’ils ont ingéré. D’autres ne mangent plus pendant des heures pour «compenser» ce surplus de calories.

Sans nécessairement souffrir d’un trouble alimentaire, « allo » le sentiment de culpabilité généré chez beaucoup de gens qui ont consommé des aliments plaisir sans être allés courir après! Bien joué… comme si on devait aller courir notre vie chaque fois qu’on fait plaisir à nos papilles gustatives de sorte à ce qu’on se sente mieux dans son corps… Et on nous fait croire que c’est pour la santé (soupir…).

Ce qui est également choquant de cette publication, c’est que tous les aliments présentés sont des aliments que la population générale qualifie de mauvais. Oui, il y a des aliments de meilleure qualité nutritionnelle que d’autres, j’en conviens. Il y a tout de même un principe de base à retenir: si je m’écoute et que je respecte mes signaux de faim et satiété, alors mon corps (et surtout ma tête!!) maintiendra son harmonie. Ce n’est pas vrai qu’on aura envie uniquement d’aliments transformés…notre corps connaît ses besoins. Pas besoin de se fier uniquement à notre tête et tous les principes diététiques entendus pour « bien manger ». Il y a une grande partie « naturelle » dans ce processus ancré en nous depuis des siècles!

Permettez-moi un petit bémol. Trop «bien» manger ne rime pas avec minceur assurée. Un smoothie avocat-triple blanc d’œuf-yogourt grec-banane-chia-kale-jus d’acai et tout le tralala peut facilement atteindre 700 calories (et la course qui vient avec si on veut le voir ainsi). Consommé juste parce que c’est santé et que c’est in peut tout aussi bien représenter un excès. (À ce sujet, jetez un coup d’œil à l’article : 5 faux pas nutritionnels courants). Il faut se rappeler qu’une calorie fournit de l’énergie à notre corps et est nécessaire à son bon fonctionnement. Il est totalement absurde de soutenir que chaque calorie ingérée doive être « brûlée ».

Bref, revenons à notre image choc qui en a fait réagir plus d’un. Je suis consciente que n’affecte pas tout le monde. Par contre, sur le million et quelque de gens qui suivent la personne qui a partagé ces images, ça a dû en blesser des centaines et ça ancre encore une fois le principe de culpabilité alimentaire qui peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé mentale…et même physique.

Écrit par Geneviève P. Brien et Stéphanie Thibault

Nutritionnistes chez Nutri Sans Chichi

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J’ai honte de manger en public. Je suis grosse.

« J’ai honte de manger en public Je suis grosse.Et les grosses, on analyse le contenu de ce qu’elles

ingurgitent, toujours avec une petite arrière pensée en tête.

Si je prends une salade, pas nécessairement parce que je me sens obligée, simplement parce que j’en ai envie, j’entends les autres penser tout haut : “Bah, c’est ça, me semble qu’elle mange de la salade, elle, pour être de même. ”

 

Si je choisis un repas moins nutritif, voire carrément junk, ben là, tu n’imagines pas à quel point on me juge. Des lames de couteau dans les yeux des autres clients du resto, je te dis. « Ben oui, c’est ça, continue de manger ma cochonne, comme si t’en avais besoin ! »

 

Je ne sais plus ce que je peux manger en public sans jugement. Comme s’il n’y avait pas de choix neutre. Un sandwich, pain multigrains, ça irait ? Ah non, c’est vrai, les féculents ne sont pas faits pour celles qui ont du poids à perdre. Pis en plus, ça contient du gluten. Je ne suis pas certaine de ce que c’est, mais je sais qu’il faut se tenir loin de ça. La fille du gym, la toute petite, l’a dit.

 

Je suis fatiguée d’être gênée de mon poids, de ma personne. J’aimerais me mettre au sport, mais si tu savais comme je redoute le regard des autres au gym, si tu pouvais comprendre. Parce qu’on dira ce qu’on voudra, tant que tu n’as pas été grosse, tu ne peux pas savoir. J’ai pensé au jogging, pas besoin d’aller au gym. Mais j’imagine déjà on gros derrière que les automobilistes verront se dandiner, avec moi, toute suante et haletante…non merci. Je vais me passer de cette source de jugement supplémentaire.

 

J’ai honte à chaque fois que j’entends parler de « l’épidémie d’obésité », honte parce que j’en fais partie. Je me sens impuissante devant cette montagne de kilos que je traine depuis…mon dieu… depuis si longtemps. Ma mère me les a légués je crois, on est tous ronds chez nous. Même les hommes. Mais ça, ça a l’air que c’est moins pire. Je ne suis pas en train de m’apitoyer sur le sort de mon hérédité, détrompes-toi !! Je sais que si on est gros, c’est de notre faute. Mange moins, bouge plus. Paraît que c’est simple de même. »

Tu sais, je reconnais ta souffrance et même si je n’ai pas souffert de problèmes de poids, le jugement des gens sur le poids, je connais bien. Plusieurs personnes se sentent comme toi et tu sais quoi, des personnes de tous les poids. Oui, oui, plusieurs se sentent surveillées par rapport à ce qu’elles mangent ou ne mangent pas…tu n’es pas la seule à te sentir ainsi. Je ne dis pas cela pour diminuer ta souffrance, mais bien pour te rassurer sur ce fait : tu n’es pas seule.

Tu as raison d’être fatiguée de tous ces jugements, de tous ces stratagèmes à mettre en place simplement pour manger en public…ce n’est pas normal. Ce n’est pas toi qui n’est pas normal, c’est cette relation malsaine avec la nourriture et, si je peux me permettre, avec ton image que tu entretiens qui méritent d’être améliorés. Fais-toi ce cadeau.

J’ai souvent entendu dire qu’on pouvait décider de « se foutre » (pardonne le ton familier) de l’opinion des autres, mais je t’avoue y croire moyennement. Je suis plutôt de celles qui croient qu’avec un long travail sur soi, on peut arriver à mettre de côté ces jugements ou ce que l’on peut interpréter comme tels. Des commentaires gratuits, il risque d’en avoir encore. Mais on peut travailler sur la façon dont ceux-ci nous atteignent. À ne pas confondre avec le « je m’en foutisme », ne t’inquiète pas !

Je suis de ton avis quand tu mentionnes qu’à croire le discours populaire, perdre du poids se résumerait aussi bêtement qu’à manger moins et bouger plus. Mais on le sait, c’est plus complexe que cela… Plusieurs facteurs influencent le poids d’une personne, et plusieurs facteurs influencent la santé d’une personne. Dont le poids. Mais il s’agit d’UN facteur parmi tant d’autres et je crois que nous perdons de vue cette notion, ma foi, tellement, importante.

En terminant, j’aimerais te dire quelque chose qui, j’espère, ne te vexera pas. Je crois que tu as raison quand tu mentionnes que certaines personnes jugent le contenu de l’assiette des autres. C’est la triste réalité, alimentée (sans mauvais jeu de mots) par cette ère d’ultra-informations nutritionnelles. Mais as-tu remarqué que les gens qui scrutent les autres sont souvent celles qui entretiennent justement un rapport moins sain avec leur propre alimentation ? En d’autres termes, si tu es bien avec ton assiette, pourquoi irais-tu vérifier celle des autres ? Assez inutile, merci !! Alors j’ose soulever le fait que peut-être toi aussi portes-tu un jugement négatif à l’égard de ce que tu ingurgites ? Sur ton propre poids ? Y aurait-il matière à réflexion ?

Tout le monde a le droit de manger des aliments variés, peu importe leur apparence physique. Point.