Ceux et celles qui ont parcouru un peu mon site ont sans doute remarqué mes nombreuses références au principe de faim et de satiété. La faim, tel que je l’expliquais dans cet article, fait référence au signal physiologique que nous envoie l’organisme afin de refaire le plein d’énergie, lorsque l’énergie fournie par le repas ou la collation précédente est épuisée.

Certains facteurs peuvent altérer ce mécanisme naturel, intégré dans nos gènes depuis la nuit des temps, et peuvent nous pousser à manger lorsque la faim réelle n’est pas au rendez-vous (par exemple, les diètes restrictives faites à répétition). Ceci fût également discuté dans cet article.

Alors la faim, c’est du connu pour vous. Check.

Ce qui l’est sans doute moins, c’est son alter ego la satiété, signal que nous envoie le corps lorsqu’il a reçu suffisamment d’énergie (de calories) pour pallier à cette faim. Franchement, ce concept me tient tellement à cœur que j’ai décidé de diviser le sujet en 2 textes.

Il est intéressant de parcourir les différentes définitions que nous offre le web pour décrire ce qu’est la satiété. « Entièrement rassasié » est ressorti à de nombreuses reprises dans ma courte recherche. « Rassasié jusqu’au dégoût » est même ressorti en 6e position dans le moteur de recherche Google ! De quoi nous mélanger et, surtout, nous induire en erreur…

Tout à fait sans prétention, je vous offre ici ma définition de la satiété, et les ingrédients nécessaires pour l’atteindre.

La satiété à la Nutri Sans Chichi, c’est…

  1. Avoir juste assez mangé de nourriture pour être repu, sans être trop plein et certainement pas inconfortable
  2. Avoir dégusté chaque bouchée afin d’en explorer les différents aspects (texture, goût, température, etc) et être satisfait des aliments dégustés
  3. Ressentir un bien-être physique, puisque vous avez fourni à votre corps la quantité de nourriture qu’il réclamait.
  4. Avoir eu du plaisir à manger un repas ou une collation satisfaisante du point de vue gustatif
  5. Dépourvu de culpabilité, même si l’aliment désiré était diététiquement non correct selon vos critères nutritionnel
  6. Un signal qui sera envoyé par le corps uniquement s’il vous a envoyé un signal de faim. Autrement dit, si vous mangez sans ressentir la vraie faim, n’attendez pas la satiété : elle ne viendra pas.

Et c’est surtout un repère individuel, différent d’une personne à l’autre.

Nous avons tous des besoins et des goûts différents ; c’est pourquoi deux personnes peuvent se sentir complètement différentes après le même plat. La satiété n’est pas rationnelle, elle est physique et sensorielle.

Et les quantités de protéines, de fibres et de glucides là-dedans ? Quand est-ce-qu’on en parle ?

Je laisserai le soin à d’autres de discuter du contenu de l’assiette « satiétogène » (qui engendre la satiété). Franchement, ce n’est pas ce qui m’allume. Et entre vous et moi, on est tellement bombardés de messages sur la nutrition (souvent contradictoires, je vous l’accorde) que plusieurs d’entre vous, chers lecteurs, savez pertinemment quoi mettre dans votre assiette afin de respecter les critères « santé ».

Revenons à la satiété.

COMBIEN de nourriture avez-vous besoin ?

Vous connaissez sans doute une personne qui mange comme un oiseau sans être au régime. Ou encore, une autre qui mange pour 2  qui maintient un poids stable. La quantité de nourriture nécessaire varie d’une personne à une autre et seul l’individu qui écoute sa faim et sa satiété peut savoir combien il en a besoin.

Pas vous, pas un livre à la mode et pas même une nutritionniste.

Avez-vous déjà interrogé votre corps ?

Lorsque vous mangez, est-ce-que vous bouffez comme si c’était votre dernier repas?

Est-ce-que vous vous interrogez sur le contenu en calories du dit repas afin de planifiez la suite de la journée ?

Vous demandez-vous « ai-je encore faim ? » en cours de route ?

Est-ce IN-CON-CE-VA-BLE de jeter de la nourriture ?

 

Vous l’avez deviné, plusieurs comportements, pourtant si courants, vont complètement à l’encontre du respect de sa satiété.

La rationalisation de l’alimentation (le « diététiquement correct »), les émotions et l’éducation peuvent perturbent nos signaux.

La bonne nouvelle est que nous avons tous déjà perçu ce signal lorsque nous étions enfant. Il suffit de le récupérer afin de savoir, une fois pour toute, combien de nourriture votre corps a besoin.

Une chose est certaine, écouter sa satiété n’est pas toujours facile, mais c’est à mon avis LA manière d’atteindre une liberté et un bien-être nutritionnel et ce, pour la vie.

Vous voulez approfondir le sujet ? Rendez-vous dans mon prochain article, où je traiterai de situations concrètes ayant au centre : l’écoute de la satiété.

À bientôt !

 

 

 

 

 

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