Pour faire suite au précédent article La satiété enfin expliquée-partie 1, voici 4 situations/questions auxquelles je suis souvent confrontée.

« Je sais quand je n’ai plus faim…j’ai juste pas le goût d’arrêter de manger »

Le classique. Vous êtes gourmand(e) et n’avez pas envie d’arrêter de manger ce si bon repas. Une deuxième assiette serait tellement bonne, elle décuplerait votre plaisir.

Et si le problème se situait non pas dans vos papilles (après tout, qui n’aime pas se régaler ?) mais plutôt attribuable à votre mode de pensée ?

Par exemple : « J’adore le spaghetti. J’aime tellement ça que quand j’en mange, je m’en sert une énorme portion et je me retiens quasiment de ne pas me resservir.

Étant donné que j’aime trop ça, je n’en fais pas souvent. Car j’en mange trop à chaque fois » –Raisonnement rencontré dans mon bureau plusieurs fois par semaine.

Et moi qui ajoute : «  Donc vous en mangez rarement de peur de trop en manger. C’est légitime. Et si vous en mangiez 2 repas/jours, 7jours sur 7, en auriez-vous toujours autant envie ?

-…

-Non, car vous auriez été au bout de ce plaisir. Et les portions nécessaires pour vous contenter diminueraient assurément. »

Souvent, quand on aime trop un aliment, on s’en prive, on le rationne. On développe presque une peur de cet aliment. Ce qui engendre un débordement à chaque fois que FINALEMENT, vous mettez la main dessus.

Cohabiter avec les aliments qui vous font peur : c’est un beau défi que j’aime bien lancer à mes clients. Et vous savez quoi ? Ça fonctionne. Et l’aliment n’est plus perçu comme tel.

«  Mon fils mange plus que moi au souper, a-t-il perdu son signal de satiété ? »

Possible que oui, possible que non.

Les enfants ont cette capacité innée à écouter leurs corps de manière très précise. Quand ils ont faim, ils mangent et quand ils n’ont pas faim, ils ne mangent pas. Point. Souvent bien attentionnés, les parents sont malheureusement parmi les premiers acteurs en cause de la perte des repères internes de leurs enfants.

Les classiques : « Mange ton assiette, les petits enfants d’Afrique n’ont pas ta chance » ;

« Une bouchée de plus pour maman, allez chérie, fais plaisir à maman ! » ;

« Tu as encore faim ?! Je regrette, mais il ne faut pas manger en soirée, c’est une mauvaise habitude. »

(Et j’en passe) sont des phrases qui éloignent, lentement mais sûrement, votre enfant de ses repères internes.

Si votre enfant mange plus que vous au souper, se pourrait-il qu’il ait tout simplement…plus faim ? Eu un petit diner ? Bougé plus ces derniers jours ? Soit en poussée de croissance ?

Observez-le dans l’ensemble (tous les repas et collations de la journée) et je parierais que ses apports alimentaires sont très variables d’une journée à l’autre et d’une prise alimentaire à une autre. En bout de ligne, il va chercher précisément ce dont il a besoin. Ni plus, ni moins.

Si vous croyez cependant que des motifs émotionnels entrent en ligne de compte (ennui, tristesse, etc), il serait judicieux de consulter un professionnel (nutritionniste ou psychologue) afin d’aider au mieux votre enfant.

 

“Je veux mettre toutes les chances de mon côté…quel est le contexte idéal pour reconnaître la satiété ?”

Les mangeurs intuitifs (ci ceux qui ne se cassent pas la tête à propos de leur nutrition) ont souvent cette facilité à pouvoir manger dans à peu près n’importe quel contexte sans que cela n’influence la quantité ingérée.

Si vous êtes novice en la matière, sachez qu’un surplus de stimulations (par exemple de manger devant la télé ou être engagés dans une discussion enflammée) ne fait généralement pas bon ménage avec le décodage du signal de satiété. De même que si vous mangez très rapidement, devant l’ordi en réglant les courriels accumulés…

Le contexte de repas est donc aussi important que le repas lui-même…Aidez-vous en aménageant un contexte calme, sans trop de distraction et savourez chaque bouchée lentement afin de retirer le maximum de satisfaction de votre repas.

“Puis-je perdre du poids simplement en écoutant ma satiété ?”

La perte de poids est souvent le motif principal des personnes qui consultent une nutritionniste. Habitués à se faire dire quoi manger (et surtout combien) et quoi éviter, il peut paraître insensé d‘avoir comme unique consigne d’écouter sa faim et sa satiété. En fait, bien que ce concept soit simple, il ne l’est pas d’emblée pour tous.

Il ne faut pas voir cela comme « je peux manger tout ce que je veux, n’importe quand », car très souvent, ces signaux ne sont pas bien reconnus pour plusieurs raisons (régimes restrictifs passés, mythes alimentaires, éducation, etc).

Il est impératif de se faire guider par un(e) professionnel(le) habituée à employer cette méthode afin d’identifier correctement ses propres signaux de satiété.

Une fois bien maitrisés, les signaux de faim et de satiété peuvent devenir en effet les seuls repères pour déterminer la quantité de nourriture à ingérer.

Et il y aura perte de poids si le corps ressent le besoin d’en perdre.

Et voilà qui clôture l’article précédent- La satiété enfin expliquée-partie 1. Évidemment, j’aurais pu mettre des dizaines d’exemples, mais j’ai essayé de couvrir 4 sujets abordés très fréquemment en rencontres individuelles. Pour toute question, n’hésitez pas à me joindre : info@nutrisanschichi.com

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *