Qui dit obésité, dit stigmatisation. Trop souvent les personnes grosses font face à des commentaires et des remarques négatives liés à leur poids ce qui peut contribuer à nuire à la santé mentale, et même à la santé physique.
Et si cette stigmatisation se déclinait en 3 sous-sections de nos jours.

Je vous propose donc la réflexion suivante :

Être obèse

Déjà le fait de peser plus que le fameux poids santé vient avec son lot de jugements. La grossophobie existe, et est malheureusement aussi présente au niveau médical.
Selon le dictionnaire Robert, la grossophobie se définit comme : ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses.
Être gros/grosse, c’est être paresseux. C’est ne pas se soucier de sa santé. C’est se laisser aller. Être gros, c’est le cauchemar de million de personnes.
La liste des insultes, des jugements, des injures verbales ou physiques est trop longue pour être détaillée. Pour plusieurs, être une personne obèse est synonyme de mal-être.

Vouloir perdre du poids

Le mouvement « Body positive » favorise « l’acceptation et l’appréciation de tous les types de corps humains ». Encourager la diversité corporelle et enfin reconnaitre les différents formats corporels pouvant être en santé, je dis oui, un gros et énorme OUI.
Mais il faut aussi accepter que certaines personnes ne soient pas bien en termes de santé fonctionnelle (pas synonyme de santé physique, ni santé mentale ici).
Lorsqu’exprimer son désir de perte de poids devient quasi inacceptable puisqu’il faut s’accepter comme on est, là il y a un problème et une stigmatisation. Actuellement, certaines personnes et certains organismes semblent se positionner comme anti-perte de poids peu importe les désirs de l’individu et vite moquer, ironiser et même discréditer cette intention. C’est une fin de non-recevoir automatique.
Attention, ce n’est pas parce qu’une personne est grosse qu’elle souhaite maigrir, et elle n’a pas à être convaincue de devoir perdre du poids. Mais, laisser un individu s’exprimer sur le fait qu’il souhaite perdre du poids devrait être accepté sans se faire critiquer de faire de la grossophobie internalisée.
Les raisons de vouloir perdre du poids peuvent être multiples, et ce n’est pas à un tier parti, gros ou pas, de décider si ces raisons son valable.

« Je voudrais vraiment perdre du poids parce que je ne me sens pas bien dans mon corps » « Ben non voyons, té belle »
En faisant cette affirmation, c’est l’équivalent de dire à la personne que son ressenti, comment elle se sent n’est pas valable; un peu comme répondre à quelqu’un qui dit : « je suis triste », « ben non voyons la vie est belle ».
Hey chose, je peux-tu être triste!

 

Vouloir avoir recours à une chirurgie bariatrique

Une personne qui décide d’avoir recours à une chirurgie bariatrique sera fort probablement confrontée à des jugements sur son choix. Le choix facile pour perdre du poids. Le choix sans effort. Le choix de ceux qui n’ont pas de volonté. Le choix de ceux qui ne s’assument pas comme ils sont. Le choix de ceux qui subissent les stéréotypes de beauté de la société.
Soyons clairs, personne ne subit de chirurgie bariatrique. Une personne peut faire le choix d’avoir recours à une chirurgie bariatrique comme traitement si elle souffre de son obésité. Les personnes grosses ne sont pas des imbéciles à qui l’on impose une intervention chirurgicale. L’individu se renseigne, se questionne, pose des questions puis décide si cette option, d’ailleurs reconnue par différents organismes de santé, lui convient. Personne n’est attachée à la civière et transporter de force au bloc opératoire.
Comparer la chirurgie bariatrique à des thérapies de conversions pour homosexuels, la mutilation d’organe, « se faire amputer un organe sain pour tomber en malnutrition chronique pour toujours », c’est avoir une perception très fermée de la chirurgie bariatrique ET est stigmatisant pour les personnes qui décident d’avoir recours à cette option. Et, en passant, ce n’est pas toutes les chirurgies qui impliquent de la malabsorption!

Bien sûr, mon opinion est biaisée, je le reconnais (tsé l’introspection). Je travaille avec des personnes qui ont recours à la chirurgie bariatrique et qui viennent chercher du support. Mais étrangement, même les personnes qui ont de grosses complications ne regrettent pas leur choix, parce que oui, il s’agit d’un choix. Des complications il y en a parfois, mais des complications il y en a aussi quand aller dans un lieu public est anxiogène parce que la personne n’est pas certaine de pouvoir circuler avec aisance.
Être gros n’est pas un choix, mais avoir recours à une chirurgie bariatrique est un choix et ne devrait pas venir avec encore une fois du jugement d’autrui.

Pour conclure

Les personnes grosses sont stigmatisées.
Les personnes qui veulent perdre du poids sont stigmatisées.
Les personnes qui ont recours à une chirurgie bariatrique sont stigmatisées.

Et si on tentait de :
– Vivre et laisser vivre!
– Prendre soin de soi!
– Éviter d’avoir des propos dégradants sur le choix des autres…

1 réponse
  1. nathalie gauthier
    nathalie gauthier dit :

    Tsé  » tu es belle quand même  » ou a la naissance  » une belle grosse fille  » ( je pesais 10 livres) ou encore mieux  » tu as encore ton gras de bébé » a 12 ans loll…..L’obésité le combat d’une vie!

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